Ce que chaque programme change concrètement pour les Français au quotidien : salaires, retraites, santé, éducation, logement, pouvoir d'achat. C'est sur ces sujets que les écarts sont les plus visibles entre les candidats.
- Retraites : retour à 60 ans pour carrières longues (40 annuités, début avant 20 ans) ; maintien à 62 ans pour les autres
- Énergie : TVA sur électricité, gaz, carburants ramenée de 20% à 5,5% → économie de 120–280€/an par ménage selon le Trésor
- Logement : suppression taxe foncière pour primo-accédants pendant 5 ans ; simplification des permis
- Emploi : préférence nationale pour l'emploi public et logement social — réservés aux Français
- Alimentation : 80% de produits français dans les cantines scolaires
- École : uniforme, vouvoiement des profs, zéro téléphone du primaire au lycée
- Salaires : 13e ou 14e mois ; sortie des 35h pour augmenter les revenus du travail
- Retraites : pas d'abrogation claire de la réforme à 64 ans, positionnement ambigu
- Justice / Sécurité : peines minimales, fin de l'excuse de minorité, fermeté pénale
- Famille : politique familiale "audacieuse" — pas encore détaillée
- Société : rejet de la GPA, défense des "lois de civilisation"
- Liberté individuelle : État centré sur le régalien, moins de normes et d'impôts
- Éducation : retour à l'excellence, méritocratie, école superpuissance scientifique
- Économie : débureaucratisation massive pour libérer les entrepreneurs et PME
- Retraites : réforme vers la capitalisation partielle
- Santé : réforme de l'offre de soins, rôle du marché
- Salaires : bouclier charges jusqu'à 2,5 SMIC ; suppression cotisations sur heures sup'
- Impôts : taux unique IR pour classes moyennes ; baisse impôts de production
- Retraites : référendum sur dose de capitalisation — ni statu quo ni rupture
- École : retour aux fondamentaux (lire/écrire/compter dès CP) ; 50 lycées d'excellence
- Méthode : dissolution + 3 référendums dès l'élection (retraites, règle d'or, ordonnances)
- Salaires : "droit au brut" — hausse du net par économies sur les dépenses sociales + réforme assurance chômage
- École : brevet obligatoire pour passer au lycée ; IA intégrée dès le collège
- Frontières : "préférence travail" pour l'immigration — visa conditionné à l'emploi
- IA : plan de formation de 20 millions de salariés en 5 ans à l'IA — France "pays de l'avenir"
- Immigration : "préférence travail" — quotas d'immigration économique définis par les partenaires sociaux, votés au Parlement
- Primaire centrale : propose un calendrier de primaire avec Philippe si pas de départage clair dans les sondages (4 juin 2026)
- Retraites : pas de retour sur 64 ans — héritage Macron par défaut
- Programme mis à jour : 143 nouvelles mesures + 120 précisées dans "L'Avenir en Commun 2025" — programme le plus complet et détaillé de tous les candidats
- SMIC : 1 600€ nets — hausse de ~200€ vs aujourd'hui
- Retraites : retour à 60 ans avec 40 annuités, abrogation réforme 2023
- Prix : blocage des prix de première nécessité (aliments, carburant, hygiène)
- Santé : reconstruction hôpital public, fin des dépassements d'honoraires
- École : gratuité totale (cantine, fournitures, transport) ; fin du "choc des savoirs"
- Logement : rénovation 700 000 logements/an ; encadrement strict des loyers
- Emploi : 100 Md€ sur 10 ans pour créer des emplois dans les industries vertes
- Énergie : prix de l'électricité fixé sur le coût de production réel — baisse des factures
- Salaires : hausse via la réindustrialisation verte et les emplois qualifiés
- Retraites : position modérée — pas d'abrogation brutale mais amélioration des pensions basses
- Santé : maintien et renforcement du service public — investissement dans les déserts médicaux
- Transport : gratuité ou quasi-gratuité des transports en commun (dans le bouclier)
- Logement : rénovation thermique massive — priorité aux ménages précaires
- Alimentation : soutien aux circuits courts ; aide alimentaire élargie
- École : réduction des effectifs par classe ; investissement massif en REP
- Santé environnementale : zéro pesticide, air propre, eau potable comme droit
- Travail : revalorisation des métiers du soin, de l'éducation, des mains
- Territoires : réinvestissement dans les zones abandonnées (ex-bassins industriels)
- Retraites : abrogation de la réforme à 64 ans
- Services publics : reconstruire la présence de l'État en milieu rural et péri-urbain
- Alimentation : circuits courts, souveraineté alimentaire, aide aux petits agriculteurs
· Le Pen / RN — la climatisation est "une question de santé publique" : plan massif de climatisation si elle est élue, au motif que "la climatisation ne doit pas être taboue alors qu'on a une énergie décarbonée grâce au nucléaire".
· Mélenchon / LFI — s'y oppose frontalement : "climatiser partout, ça veut dire augmenter les dégâts" ; priorité à la rénovation et à la sobriété thermique.
· Tondelier / Écolos — position médiane : la clim ne doit être "ni un tabou, ni une réponse à tout", "il y a des endroits où on ne peut plus se passer de clim'", mais "si vous climatisez des logements qui ne sont pas isolés, vous n'allez pas très loin". Juge la position du RN "pas crédible sur le climat".
· Bloc central (Philippe, Attal) — pas de position tranchée publiée ; l'ancien ministre Bruno Le Maire plaide "un très grand pragmatisme" pour éviter que "les plus fragiles meurent à cause du réchauffement".
· Retailleau, Lisnard, Glucksmann, Ruffin — absents de ce débat précis à ce stade.
Le cadre existant : le PNACC-3 prévoit la rénovation d'été des logements (au-delà de la seule isolation d'hiver) et renforce les obligations de sécurité des employeurs face aux vagues de chaleur (mesure 11) — deux dispositifs que peu de candidats mentionnent, alors qu'ils déterminent concrètement la vie quotidienne à +4 °C.
Avec 7,9% de chômage fin 2025 et 5,7 millions de demandeurs d'emploi, le marché du travail reste une priorité absolue. Les candidats divergent profondément : flexibilité contre protection, incitation contre obligation, réduction du temps de travail contre allongement.
- Heures sup' : maintien de la défiscalisation et de l'exonération de cotisations
- Salaires : incitation aux entreprises à augmenter de 10% les salaires < 3 SMIC via exonérations patronales — non contraignant
- Assurance chômage : abrogation de la réforme durcissante de 2024 ; positionnement historiquement ambigu entre protection et durcissement
- Emploi industriel : 200 000 emplois industriels et 400 usines via réindustrialisation — non chiffré
- Temps de travail : pas de position claire sur les 35h
- Apprentissage : soutien aux jeunes et aux entreprises dans l'alternance
- Préférence nationale : emplois publics stratégiques réservés aux nationaux
- 35 heures : sortie du carcan des 35h — remplacer par des accords d'entreprise libres
- CDI / Flexibilité : faciliter les accords d'entreprise sur le temps de travail
- Chômage : réduction de l'assistanat ; conditionnalité renforcée des allocations
- Seniors : pas de position précise sur l'emploi des seniors
- Valeur travail : axe central du programme — "faire que le travail paie davantage"
- Marché du travail : libéralisation poussée — accords de branche et d'entreprise en lieu et place des rigidités légales
- Chômage : réforme de l'indemnisation pour inciter davantage au retour à l'emploi
- Formation : superpuissance scientifique — requalification via l'éducation d'excellence
- Entrepreneuriat : simplification radicale pour créer et embaucher sans bureaucratie
- Temps de travail : liberté totale de négociation — fin des 35h comme norme obligatoire
- Flexisécurité : approfondissement des ordonnances de 2017 — plus de souplesse, plus d'accords d'entreprise
- Minimas sociaux : refonte pour supprimer les trappes à inactivité — inciter au travail plutôt qu'à l'assistance
- Heures sup' : suppression des cotisations sociales sur les heures supplémentaires
- Fonctionnaires : réduction des effectifs par non-remplacement partiel des départs ; réallocation vers les priorités (santé, sécurité, éducation)
- Formation : adaptation continue des compétences — réforme de France Travail
- Plein emploi : objectif affiché via la politique de l'offre (baisses de charges)
- Salaires nets : "droit au brut" — hausser le net via réforme assurance chômage et économies sur dépenses sociales
- Assurance chômage : réforme pour durcir les conditions d'accès et renforcer l'incitation à l'emploi
- Immigration travail : "préférence travail" — visa conditionné à une offre d'emploi
- IA et emploi : accompagnement de la transition numérique des métiers
- Apprentissage : maintien du dispositif Macron — succès revendiqué
- Temps de travail : réduction à 32h hebdomadaires — partage du travail comme outil contre le chômage
- SMIC : 1 600€ nets dès l'élection — hausse immédiate
- Chômage structurel : garantie d'emploi au SMIC dans les secteurs de transition écologique pour les chômeurs de longue durée
- Assurance chômage : abrogation des réformes durcissantes ; retour à un régime plus généreux
- Égalité F/H : égalité salariale imposée par la loi avec contrôles renforcés
- CAC 40 : année blanche sur les profits ; partage de la valeur ajoutée obligatoire
- Emplois verts : 100 Md€ / 10 ans pour créer des emplois qualifiés dans les industries vertes (éolien, solaire, VE, H2)
- Salaires : hausse par la réindustrialisation plutôt que par décret
- Formation : reconversion des travailleurs des industries fossiles vers les industries vertes
- Temps de travail : pas de réduction imposée — dialogue social
- Sécurisation parcours : protection renforcée pour les travailleurs en transition
- Emplois écologiques : 200 000 recrutements dans les services publics verts (rénovation, mobilité, biodiversité)
- Temps de travail : réduction — partage du travail, semaine de 4 jours
- Métiers du soin : revalorisation massive des soignants, enseignants, travailleurs sociaux
- Égalité F/H : égalité salariale ; congé parental étendu et mieux partagé
- Revalorisation : métiers du soin, de l'éducation, des mains — reconnus, mieux payés
- Temps de travail : réduction pour partager l'emploi et améliorer la qualité de vie
- Chômage : abrogation des réformes régressives ; chômage comme droit et filet de sécurité
- Territoires : réinvestissement dans les bassins d'emploi sinistrés
- Commandes publiques : "acheter local" comme levier de l'emploi territorial
La protection sociale au sens large — Sécurité sociale, santé, retraites, famille, dépendance, logement — représente plus de 700 Md€ de dépenses annuelles. C'est le premier poste de l'État. Les candidats divergent radicalement sur son périmètre, son financement et son universalité.
| Candidat | Santé / Hôpital | Retraites | Famille / Logement | Dépendance | Orientation |
|---|---|---|---|---|---|
| Le Pen / RN | Peu détaillé — recrutement de soignants annoncé ; critique de la désertification médicale | Ligne Le Pen actée par sa candidature (juil. 2026) : 62 ans maintenus (60 ans carrières longues, 40 annuités) + dose de capitalisation volontaire. L'option Bardella ("nouveau système" par durée de cotisation) passe au second plan avec son retrait au profit de la candidate — divergence refermée, pas tranchée sur le fond. | Préférence nationale pour le logement social ; exonération taxe foncière primo-accédants 5 ans ; prêt à 0% jeunes familles | Non précisé | 🟡 National-social, en recomposition |
| Retailleau / LR | Réforme de l'offre de soins ; lutte contre les déserts médicaux ; liberté de choix | Maintien à 64 ans probable ou positionnement flou ; "retraites durables" | Politique familiale "audacieuse" (non détaillée) ; rejet GPA ; pro-natalité | Non précisé | 🟡 Conservateur social |
| Lisnard / NE | Réforme via le marché et la liberté de choix ; concurrence public/privé | Capitalisation partielle — dose de fonds de pension sectoriels | Libéralisation du marché du logement ; simplification construction | Assurances privées + 5e branche publique allégée | 🟡 Libéral |
| Philippe / Horizons | Recrutement massif de soignants ; grand service public de santé décentralisé ; ordonnances santé dès l'élection | Référendum sur une dose de capitalisation — ni statu quo ni rupture ; retraites et minima indexés sur l'inflation réelle | Aides au logement maintenues ; politique familiale par la croissance | 5e branche Sécu dédiée à l'autonomie — mesure phare | 🟢 Réformiste équilibré |
| Attal / Renaissance | Continuité macroniste — numerus clausus réformé, maisons de santé ; IA dans le diagnostic | 🆕 Août 2026 : système universel à règles identiques pour tous, fondé uniquement sur la durée de cotisation (décote réelle pour départ anticipé, surcote pour prolongation) + introduction d'une part de capitalisation. Refuse explicitement le report à 66-67 ans, jugé insuffisant comme projet. Amélioration des petites pensions maintenue | Maintien des APL ; politique familiale via l'emploi et le salaire | Non précisé clairement | 🟡 Continuité |
| Glucksmann / PP | Renforcement hôpital public ; déserts médicaux traités par affectation incitative ; prix électricité maîtrisé réduit coûts hôpitaux | Pas de "totem" sur l'âge légal (déclaré juin 2026) ; priorité à la durée de cotisation et la pénibilité ; amélioration des pensions basses | Logement social renforcé ; encadrement des loyers dans les zones tendues | Investissement public dans l'autonomie | 🟡 Social-démocrate |
| Mélenchon / LFI | Reconstruction hôpital public ; fin des dépassements d'honoraires ; recrutement 100 000 soignants | Retour à 60 ans avec 40 annuités — réaffirmé au meeting de Saint-Denis (7 juin 2026) | Gratuité école (cantine, fournitures, transport) ; encadrement strict des loyers ; rénovation 700k logements/an | Service public universel de la dépendance | 🟡 Rupture redistributive |
| Tondelier / Écolos | Santé environnementale comme priorité ; prévention renforcée ; médecine de proximité | Abrogation à 62 ans probable ; retraite améliorée pour les femmes et carrières hachées | Bouclier transports / logement / alimentation pour les ménages précaires | Investissement dans les EHPAD publics ; maintien à domicile | 🟡 Écologie sociale |
| Ruffin / Debout! | Service public de santé de proximité — reconstruire la présence en milieu rural | Abrogation à 60 ans ou 62 ans — retraite comme droit | Logement comme besoin fondamental ; services publics de proximité | Revalorisation des aides à domicile | 🟡 Social-populaire |
La fiscalité est le révélateur des priorités politiques : qui paie, combien, et pour financer quoi. En France, la pression fiscale dépasse 45% du PIB — la plus élevée de l'UE. Tous les candidats promettent des baisses, mais pour des bénéficiaires très différents, et avec des financements très inégalement crédibles.
- TVA énergie : 20% → 5,5% sur électricité, gaz, carburant → −120 à −280€/an/ménage (Trésor)
- IR : exonération totale des jeunes actifs de moins de 30 ans
- IS entreprises : taux réduit pour PME-TPE ; suppression CVAE ; réduction C3S
- ISF financier (IFF) : création d'un impôt sur le patrimoine financier au-delà de 5 M€ → ~3 Md€ attendus (contesté)
- Heures sup' : maintien défiscalisation et exonération sociale
- Flat tax : maintenue — pas de remise en cause du PFU à 30%
- Succession : abattements supplémentaires sur donations et transmissions
- IR : progressivité actuelle jugée "désincitative au travail et à l'ascension sociale" — réforme vers taux réduits
- Flat tax : maintenue — capital et travail ne doivent pas être traités de la même façon
- IS entreprises : baisse — attractivité pour les investisseurs et TPE-PME
- ISF : pas de retour — l'IFI actuel suffit selon lui
- Niches fiscales : audit et suppression des moins efficaces
- Priorité : baisser les impôts de production plutôt que les impôts personnels
- IR : réforme vers un impôt simplifié — moins de tranches, taux plus bas pour inciter au travail et à rester en France
- IS : baisse significative pour attirer les investissements et retenir les entreprises
- ISF : pas de retour — nuisible à l'investissement productif
- Flat tax : maintenue ou renforcée — neutralité fiscale capital/épargne
- Dépenses publiques : la baisse fiscale financée par la réduction drastique des dépenses (État régalien uniquement)
- Niches : simplification radicale — supprimer toutes les niches non productives
- IR : taux unique pour les classes moyennes — simplification et allègement ciblé
- Charges bas salaires : "bouclier charges" jusqu'à 2,5 SMIC — hausse du net sans toucher à l'IR
- Heures sup' : suppression des cotisations sociales — travailler plus pour gagner plus
- Impôts de production : baisse générale — axe compétitivité industrielle
- ISF : maintien de l'IFI — pas de retour de l'ISF général
- Flat tax : maintenue — stabilité fiscale pour les investisseurs
- Règle d'or : constitutionnalisation de l'équilibre budgétaire soumise à référendum
- Salaire net : "droit au brut" — hausse via économies sur les dépenses sociales, pas par réduction d'IR
- IS / Flat tax : maintien des acquis macronistes (PFU 30%, IS 25%) — stabilité
- Charges patronales : réforme assurance chômage pour financer la hausse du net
- ISF : pas de retour — l'IFI reste en vigueur
- IA / Numérique : fiscalité adaptée pour attirer les acteurs tech en France
- ISF : retour d'un ISF modernisé incluant les actifs financiers — recettes attendues ~10 Md€/an
- Flat tax : suppression du PFU — imposer les revenus du capital comme les revenus du travail
- IR : renforcement de la progressivité — barème plus juste pour les hauts revenus
- Niches fiscales : suppression des niches anti-écologiques et inefficaces
- Évasion fiscale : coopération européenne renforcée ; registres des bénéficiaires
- Financement : hausse des recettes + emprunt européen vert pour les 100 Md€
- ISF : rétablissement et renforcement avec volet climatique — taxe les gros pollueurs
- Milliardaires : garantie d'impôt de 2% sur le patrimoine (taxe Zucman)
- Flat tax : suppression totale du PFU — capital imposé comme le travail
- IR : 14 tranches (vs 5 actuellement) pour plus de progressivité
- TVA : baisse sur les produits de 1re nécessité ; "TVA grand luxe" compensatoire
- Succession : héritage maximum de 12 M€ (100× le patrimoine médian)
- Superprofits : taxation des profits exceptionnels du CAC 40
- Niches : suppression de toutes les niches "injustes ou nuisibles"
- ISF : retour avec volet climatique — taxation des pollueurs
- Flat tax : suppression — revenus du capital imposés progressivement
- IR : individualisation — chaque individu paie selon ses revenus propres (fin du quotient conjugal)
- Fiscalité verte : taxe carbone aux frontières européennes ; bonus-malus environnemental renforcé
- Niches anti-écolo : suppression des avantages fiscaux aux énergies fossiles
- ISF : retour — "les riches doivent contribuer"
- Flat tax : suppression — injuste pour les salariés
- Superprofits : taxation forte des rentes et profits exceptionnels
- Fraude fiscale : lutte renforcée comme source de financement prioritaire
- TVA : baisse sur les produits du quotidien pour les ménages modestes
| Mesure | RN | LR | NE | Philippe | Attal | Glucksmann | LFI | Écolos |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| ISF / Fortune | IFF >5M€ partiel | ❌ Non | ❌ Non | IFI maintenu | IFI maintenu | ✅ ISF élargi | ✅ ISF renforcé | ✅ ISF vert |
| Flat tax 30% | ✅ Maintenue | ✅ Maintenue | ✅ Maintenue | ✅ Maintenue | ✅ Maintenue | ❌ Supprimée | ❌ Supprimée | ❌ Supprimée |
| IR — classes moyennes | Exo <30 ans | Baisse générale | Taux plus bas | Taux unique CM | Via salaire net | Plus progressif | 14 tranches | Individualisé |
| Charges bas salaires | Exo heures sup' | Flexibilité | Libéralisation | Bouclier 2,5 SMIC | Réforme chômage | Via emplois verts | SMIC 1 600€ | Emplois verts |
| IS entreprises | ↓ CVAE, C3S | ↓ Baisse | ↓ Forte baisse | ↓ Prod. baissés | Stable / Macron | ~Stable | Superprofits taxés | ↑ Anti-fossile |
La sécurité est le troisième sujet de préoccupation des Français selon Ipsos/CEVIPOF (après le pouvoir d'achat et la santé). Elle recouvre la police, la justice, l'immigration et la lutte contre le narcotrafic. C'est aussi le terrain où les candidats se distinguent le plus fortement — de la refondation de la police républicaine (LFI) au "choc d'autorité" (RN, Retailleau).
- Police : création de 10 000 postes de policiers et gendarmes ; police municipale obligatoire dans toutes les communes de plus de 10 000 habitants
- Protection des forces : présomption de légitime défense pour les policiers et gendarmes ; protection fonctionnelle renforcée
- Justice : peines planchers pour les récidivistes, trafiquants, atteintes aux dépositaires de l'autorité publique ; aménagements de peine limités
- Mineurs : majorité pénale abaissée à 16 ans ; comparutions immédiates étendues
- Immigration : arrêt de l'immigration familiale ; durcissement massif des OQTF ; remise en cause du droit du sol ; révision des accords bilatéraux (dont franco-algérien de 1968)
- Narcotrafic : durcissement des peines ; nouvelles places de prison
- Justice pénale : "révolution de la justice pénale" soumise à référendum ; rétablissement des courtes peines de prison (abrogées par la loi Belloubet 2019) ; procédures judiciaires abrégées pour juger plus vite
- Magistrature : diversification du recrutement des magistrats ; réforme de la justice des mineurs
- Ordre public : "état d'urgence sécuritaire" dans les zones difficiles ; interception des messageries cryptées ; expulsion des narcotrafiquants des logements sociaux systématisée
- Immigration : immigration réduite à "zéro" sauf cas exceptionnels ; fin du regroupement familial ; révision des traités bilatéraux par référendum
- Politique pénale : "sanction certaine pour briser les parcours délinquants" ; fin de l'excuse de minorité
- Police : État recentré sur ses missions régaliennes — la sécurité est une priorité absolue
- Justice : réforme pour plus de rapidité et d'efficacité ; peines exécutées réellement
- Immigration : maîtrise stricte — immigration conditionnée à l'utilité économique et à la capacité d'intégration
- Narcotrafic : application pleine de la loi narcotrafic avec les moyens nécessaires
- Police : recrutement significatif de policiers et gendarmes ; 200 nouvelles brigades de gendarmerie fléchées vers les campagnes et villes moyennes — "zéro zone blanche en sécurité"
- Justice : +8 500 personnels de justice recrutés pour accélérer les délais ; budget justice +30% maintenu et amplifié ; sanctions prononcées plus vite (enjeu éducatif pour les jeunes)
- Immigration : durcissement de l'immigration familiale ; révision du traité franco-algérien de 1968 ; facilitation des OQTF ; immigration de travail acceptée dans les secteurs en tension
- Narcotrafic : application de la loi narcotrafic avec les moyens (effectifs, temps d'enquête, coordination)
- Approche : ferme sur les actes, sans démagogie — distingue le problème d'ordre du problème social
- Police : maintien des recrutements engagés sous Macron ; amélioration des conditions de travail
- Justice : +8 500 personnels annoncés ; accélération des procédures
- Immigration : "préférence travail" — visa conditionné à une offre d'emploi ; frontières renforcées
- Approche : "autorité bienveillante" — fermeté sur les actes, pas sur les personnes
- Sécurité : "la gauche républicaine doit prendre à bras-le-corps la question de la sécurité" — rupture assumée avec le déni de LFI
- Police : police républicaine renforcée et respectée ; moyens accrus
- Justice : justice plus rapide et effective ; lutte contre l'impunité
- Immigration : "convention citoyenne sur l'immigration" — ni immigration zéro, ni droit universel à s'installer ; approche démocratique et transparente. "Non, s'installer en France n'est pas un droit universel"
- Cohésion nationale : service civique obligatoire ; "contrat patriotique" ; "passeport pour l'émancipation" pour chaque enfant
- Police : "refonder une police républicaine" — loyale à l'État de droit, protectrice des libertés ; fin des violences policières systémiques
- Justice : justice réelle et accessible pour tous ; abolition des peines planchers ; fin de la "machine à incarcérer"
- Immigration : régularisation des sans-papiers travailleurs ; droit d'asile renforcé ; critique de la criminalisation de l'immigration
- Sécurité sociale : la vraie sécurité passe par les services publics, l'emploi, le logement — approche socio-structurelle
- Police : police de proximité renforcée dans les quartiers populaires et ruraux
- Justice : investissement dans la justice réparatrice ; peines alternatives à la prison
- Immigration : accueil digne des réfugiés climatiques (sujet croissant) ; intégration par le travail et les droits
- Approche : la sécurité passe par la justice sociale et environnementale — lutte contre les causes profondes
- Police : police de proximité dans les territoires ; présence rétablie en milieu rural
- Justice : justice accessible et rapide ; critique de l'incarcération de masse
- Immigration : approche pragmatique — ni fermeture totale, ni régularisation massive ; priorité à l'intégration
- Approche : "la sécurité réelle, c'est l'emploi, les services publics, les quartiers qui respirent" — la prévention avant la répression
| Candidat | Police | Justice / Peines | Immigration | Narcotrafic | Approche globale |
|---|---|---|---|---|---|
| Le Pen | +10k postes, présomption légitime défense | Peines planchers, majorité pénale 16 ans, ↓ aménagements | Arrêt immigration familiale, droit du sol remis en cause, OQTF massives | Peines durcies, nouvelles prisons | 🔴 Très répressif |
| Retailleau | État d'urgence zones difficiles, messageries cryptées interceptées | Révolution pénale (référendum), courtes peines rétablies, justice accélérée | Immigration zéro sauf exceptions, fin regroupement familial | Expulsions logements sociaux systématisées | 🔴 Le plus radical |
| Lisnard | Régalien prioritaire | Peines exécutées réellement, justice rapide | Conditionnée à utilité économique / intégration | Application pleine loi narcotrafic | 🟡 Régalien libéral |
| Philippe | 200 brigades gendarmerie, 0 zone blanche | +8 500 personnels justice, sanctions rapides | Durcissement familiale, révision traité algérien, travail accepté | Moyens pour la loi narcotrafic | 🟢 Ferme & structuré |
| Attal | Continuité recrutements Macron | 🆕 "Choc d'autorité" (août 2026) : construction de prisons via opérations d'intérêt national (l'État choisit les sites), suppression du juge d'application des peines et des remises automatiques, réécriture complète du Code de procédure pénale, durcissement constitutionnel sur les mineurs délinquants ("tu casses, tu répares") | 🆕 "Préférence travail" : quotas limitatifs votés par le Parlement, par secteur et par origine géographique (révision constitutionnelle assumée) ; réforme de Schengen et renforcement de Frontex | Continuité | 🟡 Continuité |
| Glucksmann | Police républicaine renforcée | Justice effective, lutte contre l'impunité | Convention citoyenne, ni immigration zéro ni droit universel | Justice sociale comme prévention | 🟢 Nouveau positionnement gauche |
| Mélenchon | Refondation républicaine, fin violences | Abolition peines planchers, ↓ incarcération | Régularisation travailleurs, droit d'asile renforcé | Causes sociales | 🟡 Refondation |
| Tondelier | Police de proximité | Justice réparatrice, peines alternatives | Accueil réfugiés climatiques, intégration par droits | Prévention | 🟡 Social-préventif |
| Ruffin | Proximité territoriale | Justice accessible, critique incarcération | Pragmatique, priorité intégration | Emploi et services publics | 🟡 Prévention sociale |
Le cadre, enfin en mouvement : le "Beauvau de la sécurité civile", concertation lancée le 28 avril 2024 par Gérald Darmanin — qui reconnaissait déjà un modèle "sous tension" nécessitant "une profonde adaptation (…) liée en particulier au changement climatique" — devait déboucher sur une loi jamais déposée. 🆕 Décrets du 12 août 2026 : sept parlementaires (4 députés, 3 sénateurs) sont missionnés par Lecornu pour enrichir le projet de loi, étendu à la reconstruction après les feux. Le financement est espéré au PLF 2027, débattu à partir d'octobre — le rendez-vous qui transformera les communiqués de l'été en votes.
| Candidat | Position sur la sécurité civile (juillet 2026) | Crédibilité |
|---|---|---|
| Le Pen / RN | Priorité à la réponse pénale (Sébastien Chenu : "il ne faut pas avoir la main qui tremble" face aux incendiaires) ; achat de Canadairs financé par une baisse de la contribution française à l'UE | 🔴 Le financement proposé entre en contradiction avec le cofinancement européen de la flotte |
| Retailleau / LR | Réclame la loi issue du Beauvau de la sécurité civile "dans les prochaines semaines" et les moyens de modernisation des sapeurs-pompiers (24 juillet) | 🟢 Position cohérente avec son passage à l'Intérieur, mais sans chiffrage |
| Lisnard / NE | Défend le rôle du maire comme directeur des opérations de secours et la libre administration des SDIS | 🟡 Doctrine institutionnelle sans engagement budgétaire |
| Philippe / Horizons | Appelle à une remise à plat de la stratégie de lutte contre les incendies ; annonces reportées à la rentrée | 🟡 Diagnostic partagé, contenu encore vide |
| Attal / Renaissance | Propose un "Canadair européen" pour sortir de la dépendance à un monopole mondial ; défend son bilan (+288 M€, 2 Canadairs commandés, 36 hélicoptères) | 🟡 Bilan contesté : 52,8 M€ de crédits annulés par décret en février 2024, deux Canadairs abandonnés |
| Glucksmann / PP | Pas de proposition spécifique publiée ; sa logique de souveraineté industrielle européenne rejoindrait l'argument du Canadair européen | 🟡 Absent du débat de l'été |
| Mélenchon / LFI | Plan de "reconstruction générale" à 1 Md€ (27 juillet) : 50 000 volontaires d'ici 2030, banque nationale de surveillance médicale des pompiers, 6 A400-M équipés en bombardiers d'eau ; "crime d'incendie volontaire écocidaire" | 🟢 Le seul plan chiffré et détaillé — mais adossé à un budget global non soutenable |
| Tondelier / Écolos | Demande une réunion de crise à Matignon/Élysée ; PPL Regol du 23 juillet instaurant une trajectoire pluriannuelle d'investissement pour la flotte aérienne | 🟢 Traduction législative concrète, mais faible poids parlementaire |
| Ruffin / Debout! | Valorisation des pompiers volontaires et des services publics de proximité dans les territoires ruraux exposés | 🟡 Cohérent avec sa ligne, sans dispositif technique |
La réindustrialisation est l'un des rares thèmes où tous les candidats ont une position. Les approches diffèrent radicalement : protectionnisme national (RN), libéralisme de l'offre (Lisnard/Philippe), planification étatique (LFI) ou investissement vert (Glucksmann).
| Candidat | Approche | Mesures clés | Emplois visés | Crédibilité |
|---|---|---|---|---|
| Le Pen | Protectionnisme | Droits de douane sur imports non-normatifs, exonérations fiscales pour usines relocalisées, préférence nationale commandes publiques | Non chiffré | 🟡 Flou |
| Retailleau | Compétitivité | Réduction des normes, sortie des 35h, attractivité pour les investisseurs | Non chiffré | 🟡 Partiel |
| Lisnard | Libéral souverain | Plan relocalisation + souveraineté économique, débureaucratisation totale, conditions attractives pour PME et ETI | Non chiffré | 🟢 Structuré |
| Philippe | Mixte libéral | 100 000 emplois industriels en 5 ans, aides conditionnées à la production en France, baisse impôts de production | 100 000 / 5 ans | 🟢 Chiffré |
| Attal | Héritage Macron | Continuation France 2030, IA comme levier industriel, attractivité des territoires | Non précisé | 🟡 Incomplet |
| Glucksmann | Vert & social | 100 Md€ / 10 ans industries vertes (éolien, solaire, VE, H2), réduction dépendance Chine | Emplois verts qualifiés | 🟡 Financement flou |
| Mélenchon | Planification état | Pôles publics industriels, bifurcation écologique planifiée, désobéissance règles UE concurrence. 🆕 Juin-juillet 2026 : "industrialisation écologique" et gouvernement "par les besoins" — l'État remplirait les carnets de commandes des entreprises engagées dans la relance écologique et sociale (dîner France Industrie du 29 juin, révélé le 22 juillet ; débat REF Medef les 26-27 août) | Via garantie emploi | 🟡 Anti-marché |
| Tondelier | Transition verte | Réindustrialisation via transition, rénovation thermique comme filière industrielle | Emplois rénovation | 🟡 Partiel |
| Ruffin | Territoires | Réinvestissement dans les bassins industriels sinistrés, commandes publiques locales, relocalisation filières stratégiques | Territoires désindustrialisés | 🟡 Partiel |
· Études de vulnérabilité obligatoires (mesure 33) — depuis 2025 pour les grandes entreprises du transport et de l'énergie, étendues en 2026 à tous les opérateurs d'importance vitale.
· Conditionnalité des aides (mesure 34) — l'accès aux financements ADEME, France 2030 et Bpifrance est désormais subordonné à l'analyse des vulnérabilités climatiques du projet.
· Une trajectoire de référence opposable — le gouvernement prévoit de donner une valeur juridique à la TRACC (trajectoire de réchauffement de référence pour l'adaptation).
Où se situent les candidats : Mélenchon (industrialisation écologique, "gouvernement par les besoins", l'État remplissant les carnets de commandes) et Glucksmann (100 Md€ pour les industries vertes) sont les seuls à articuler industrie et contrainte climatique, sans traiter explicitement l'adaptation des sites. Philippe et Attal font de la décarbonation industrielle un objectif (accords de Paris comme cap chez Attal) mais ne mentionnent pas la conditionnalité ni la résilience des infrastructures. Le Pen promet la relocalisation et l'électrification des usages tout en s'opposant au Pacte vert — le RN annonce des "livrets" sur le sujet. Retailleau et Lisnard abordent l'industrie par la compétitivité et la critique des normes, y compris celles qui organisent l'adaptation. Tondelier pose la question du modèle agricole et forestier (monoculture de résineux) comme enjeu industriel de première ligne, et Ruffin celle des filières locales. Aucun ne chiffre le coût de l'adaptation des sites industriels.
Le changement climatique divise profondément les candidats — entre ceux qui acceptent la contrainte climatique comme donnée (et cherchent comment gérer la transition), et ceux qui la minimisent ou refusent ses implications économiques.
- Moratoire sur les énergies renouvelables (éolien, solaire) → paradoxe souverainiste
- 🆕 Été 2026, sous pression des mégafeux : "livrets" thématiques annoncés par le directeur de campagne Julien Sanchez — électrification des usages, relocalisation de la production, sécurité civile (achat de Canadairs financé par une baisse de la contribution française à l'UE, proposition Ménagé)
- Opposition au Pacte vert européen — "écologie punitive"
- Soutien au nucléaire de 4e génération et à l'hydrogène
- Maintien des véhicules thermiques — contre l'interdiction 2035
- Ferroviaire promu mais sans moyens concrets
- Nucléaire central — nouveau programme EPR2
- Critique des normes climatiques UE perçues comme anti-compétitives
- "Écologie du progrès" — technologie plutôt que sobriété imposée
- Agriculture : révision des contraintes sur les pesticides
- "Transformation écologique réaliste" — ni déni ni punition
- Indépendance énergétique : nucléaire + ENR sans idéologie
- Marché et innovation comme moteurs de la transition
- Refus des sur-normes bureaucratiques européennes
- Mix nucléaire + ENR sans dogme — continuité sur les EPR
- Objectifs climatiques tenus mais sans "écologie punitive"
- Rénovation énergétique des logements comme levier industriel
- Ferroviaire et mobilités douces dans les territoires
- Nucléaire + ENR — ligne macroniste maintenue
- IA comme outil d'optimisation énergétique
- Engagement sur les accords de Paris — présentés en août 2026 comme le "cap" et l'une des "deux dettes" à résorber avec la dette publique
- 🆕 Décarbonation ciblée de l'industrie et des transports ; propositions annoncées pour accélérer le véhicule électrique
- Défend son bilan sécurité civile : +288 M€, commande de 2 Canadairs (livraison 2028, 2 autres depuis) et de 36 hélicoptères bombardiers d'eau
- Nucléaire maintenu comme énergie pilotable et décarbonée
- Grand plan ENR — 100 Md€ investissements verts
- Prix électricité fixé sur coût de production réel (pas le marché)
- Réduction dépendance aux fossiles et à la Chine
- 100% ENR à terme ; sortie progressive du nucléaire d'ici 2050
- Rénovation 700 000 logements/an ; plan bio 30% en 2030
- Développement massif du ferroviaire ; fin avantage fiscal diesel
- Interdiction néonicotinoïdes ; sortie glyphosate immédiate
- Planification écologique contraignante
- 🆕 Création d'un "crime d'incendie volontaire écocidaire" (juillet 2026, après les mégafeux)
- Climat comme axe structurant de toute politique publique
- Bouclier social-environnemental : transport, logement, alimentation
- Transition juste — protège les ménages modestes de la transition
- Santé environnementale : air, eau, alimentation saine
- Objectif de réduction de 50% des émissions de CO₂ d'ici 2030
- Isolation gratuite des 8 millions de passoires thermiques, priorité aux quartiers populaires
- Sortie progressive du nucléaire (pas immédiate) + ENR citoyennes (éolien offshore participatif)
- "Chèque vert" pour les ménages modestes affectés par la transition ; agroécologie
🆕 Bilan définitif de l'été 2026 : le feu de Gironde, maîtrisé le 5 août, a parcouru 42 000 hectares — le plus vaste incendie de forêt en France depuis 1949. Au 6 août, l'année 2026 bat le record absolu avec plus de 300 incendies et ~93 000 hectares brûlés (EFFIS), contre 66 307 ha en 2022. 264 sapeurs-pompiers pris en charge par les services de santé, 220 000 personnes évacuées en Gironde et 40 000 dans les Landes, plus de 1 000 demandes d'activité partielle. L'État a reconnu un "sinistre de grande ampleur", ouvrant droit à des aides exceptionnelles. La forêt des Landes de Gascogne, plus vaste massif cultivé d'Europe occidentale, pose désormais une question inédite : replanter à l'identique ou diversifier les essences.
État des lieux officiel : le PNACC-3 (mars 2025) prépare la France à +4 °C en 2100 : 52 mesures, plus de 200 actions, 5 axes (protéger les personnes ; résilience des territoires, infrastructures et services essentiels ; adapter les activités humaines ; patrimoine naturel et culturel ; mobilisation nationale). Il rend progressivement obligatoires les études de vulnérabilité climatique (mesure 33 : grandes entreprises transport/énergie en 2025, tous les opérateurs d'importance vitale en 2026), protège les travailleurs face aux vagues de chaleur (mesure 11) et conditionne l'accès aux aides publiques (ADEME, France 2030, Bpifrance) à l'analyse des vulnérabilités (mesure 34).
Verdict du Haut Conseil pour le climat : «la France n'est pas encore prête à faire face aux impacts du changement climatique». Le HCC relève que les dommages s'aggravent «plus rapidement que les moyens mis en œuvre», juge les financements «très insuffisants» et rappelle que le Fonds vert a été réduit de 2,5 à 1,15 Md€ entre 2024 et 2025. Le fonds Barnier a été renforcé de 75 M€ (300 M€ au total).
La facture qui monte : depuis 2026, la sécheresse est devenue le premier poste d'indemnisation du régime CatNat, devant les inondations (bilan CCR du 23 juin 2026). Le retrait-gonflement des argiles représente ~70 % des indemnisations des cinq dernières années (~1,1 Md€/an) ; la sécheresse de 2022 a coûté à elle seule 3,5 Md€. La CCR projette une aggravation de +44 % à +162 % d'ici 2050, soit 43 Md€ cumulés sur 2020-2050 dont 17,2 Md€ directement imputables au réchauffement. La cartographie BRGM actualisée au 1er juillet 2026 expose 55 % du territoire à cet aléa.
| Candidat | Position sur l'adaptation / la résilience | Mesure la plus concrète | Angle mort | Note |
|---|---|---|---|---|
| Le Pen / RN | Sujet longtemps écarté ("l'élection portera sur l'immigration, la sécurité et le pouvoir d'achat") ; rattrapé par les mégafeux. Directeur de campagne Julien Sanchez : des "livrets" thématiques à venir | Achat de Canadairs financé par une baisse de la contribution française à l'UE (proposition du député Thomas Ménagé) ; plan massif de climatisation annoncé en juin 2026 | Aucune doctrine d'adaptation ; le moratoire ENR et le refus du Pacte vert aggravent l'exposition ; la baisse de la contribution UE contredit le cofinancement européen qui finance justement la flotte | 🔴 Quasi absent |
| Retailleau / LR | Entrée par la sécurité civile plutôt que par le climat : "face à l'urgence, il ne faut plus attendre" (communiqué du 24 juillet 2026) | Exige la présentation "dans les prochaines semaines" de la loi issue du Beauvau de la sécurité civile et la modernisation des moyens des sapeurs-pompiers | Rien sur l'adaptation hors secours : ni eau, ni littoral, ni bâti, ni assurabilité ; "écologie du progrès" centrée sur la technologie | 🟡 Secours seulement |
| Lisnard / NE | Approche par la commune : le maire comme premier échelon de gestion de crise et de prévention des risques | Décentralisation et libre administration des collectivités — cohérent avec la territorialisation du PNACC-3, mais non chiffré pour l'adaptation | Pas de plan national de résilience ; la rigueur budgétaire qu'il prône entre en tension avec le besoin d'investissement d'adaptation | 🟡 Théorique |
| Philippe / Horizons | Appelle à une "remise à plat de la stratégie de lutte contre les incendies" (fin juillet 2026), comme Retailleau | Aucune mesure chiffrée publiée à ce jour — son entourage reconnaît qu'il n'y a "pas de bande passante pour des annonces importantes" et reporte à la rentrée | Le candidat au programme le plus complet n'a rien publié sur l'adaptation : ni PNACC, ni CatNat, ni eau. Écart notable avec sa doctrine d'État | 🟡 Annoncé, pas écrit |
| Attal / Renaissance | Cadre la question comme l'une des "deux dettes" (publique et écologique) ; cap = accords de Paris | Propose "qu'on invente le Canadair européen" (15 juillet 2026) au nom de la souveraineté, pour ne plus dépendre d'un monopole mondial ; revendique +288 M€ de sécurité civile, 2 Canadairs commandés (livraison 2028, 2 autres depuis) et 36 hélicoptères bombardiers d'eau | Contradiction documentée : 52,8 M€ de crédits de sécurité civile annulés par décret le 21 février 2024 sous son gouvernement, faisant renoncer à deux Canadairs supplémentaires. Adaptation absente de ses quatre chantiers prioritaires | 🟡 Bilan contesté |
| Glucksmann / PP | Résilience abordée par l'angle européen et industriel plutôt que par la protection civile | Les 100 Md€ pour les industries vertes financeraient indirectement réseaux, eau et rénovation — sans fléchage explicite vers l'adaptation | Aucune proposition spécifique sur les feux, la sécheresse, le CatNat ou le littoral à ce stade | 🟡 Indirect |
| Mélenchon / LFI | Fait de la Gironde le révélateur de "l'ampleur des phénomènes auxquels il faut faire face dans cette époque climatique" : "la lutte doit être celle de toute la société et de l'État" | Plan de "reconstruction générale" de la sécurité civile, 1 Md€ (rendu public le 27 juillet 2026) : banque nationale de surveillance médicale des sapeurs-pompiers, recrutement de 50 000 volontaires d'ici 2030, kits pour équiper l'A400-M en bombardier d'eau (objectif 6 appareils). Plus : "crime d'incendie volontaire écocidaire". Raille le "Canadair européen" d'Attal en rappelant le projet français en cours à Toulouse | Le seul plan chiffré du champ, mais adossé à un cadre budgétaire global jugé intenable ; la sortie du nucléaire complique l'adaptation énergétique aux canicules | 🟢 Le plus chiffré |
| Tondelier / Écolos | Seule à traiter l'adaptation comme un sujet systémique : "on vit un été de bascule, un été inédit". A écourté son tour de France de campagne à cause des incendies | Demande une réunion de crise à Matignon ou à l'Élysée avec chefs de partis et de groupes ; PPL "de modernisation de notre modèle de sécurité civile" déposée le 23 juillet par Sandra Regol, instaurant une trajectoire pluriannuelle d'investissement pour le renouvellement de la flotte aérienne ; réforme du modèle agricole (monoculture de résineux inflammables) et sortie des fossiles | Programme le plus cohérent sur ce critère, mais non chiffré globalement — et une candidature à 2-5 % qui limite sa portée | 🟢 Le plus systémique |
| Ruffin / Debout! | Angle social et territorial : les catastrophes frappent d'abord les territoires et les métiers exposés | Revalorisation des métiers de première ligne et des services publics de proximité — pompiers volontaires inclus dans sa logique de "France des oubliés" | Aucun dispositif technique ni chiffrage sur la prévention des risques | 🟡 Social, non technique |
La course mondiale en IA, quantique, spatial et biotech redéfinit les puissances du XXIe siècle. La France dispose d'atouts (mathématiques, ingénierie, CNRS) mais risque de décrocher sans investissement massif. Voici comment chaque candidat traite ce défi existentiel.
| Candidat | IA & Numérique | Recherche & Universités | Spatial & Défense tech | Score |
|---|---|---|---|---|
| Le Pen | Préférence nationale sur les commandes cloud/IT publiques ; favoriser acteurs français/européens | Peu de vision sur le financement public de la recherche | Nucléaire 4e génération, hydrogène | 🟡 |
| Retailleau | Peu développé — numérique via compétitivité et attractivité | Excellence éducative, mérite, grandes écoles | Défense forte ; capacité technologique nationale | 🟡 |
| Lisnard | Libérer les startups et PME tech de la réglementation ; acteurs privés | Superpuissance éducative et scientifique — ambition forte | Souveraineté numérique stricte | 🟢 |
| Philippe | Vision stratégique intégrale ; numérique comme enjeu de souveraineté | 50 lycées d'excellence dans les territoires ; classes prépa locales | 3% PIB défense ; tech militaire souveraine | 🟢 |
| Attal | IA intégrée dès le collège dans tous les programmes — central dans le programme | Réduction effectifs par classe ; brevet obligatoire lycée | Réarmement européen tech ; continuité Macron | 🟢 |
| Glucksmann | Industries technologiques vertes ; hydrogène, VE — IA peu développée | Universités renforcées ; recherche orientée transition | Fonds défense européen 100 Md€ ; industrie armement commun | 🟢 |
| Mélenchon | Méfiance vis-à-vis du privé tech ; services publics numériques ; logiciels libres | Investissement public fort ; contre la "marchandisation" de la recherche | Non-alignement ; ITER renforcé ; critique de l'OTAN tech | 🟡 |
| Tondelier | Tech au service de la transition écologique ; frugalité numérique | Recherche publique sur le vivant et le climat | Peu développé | 🟡 |
| Ruffin | Critique des GAFAM ; numérique peu central | École publique renforcée dans les territoires | Souveraineté populaire | 🟡 |
Dans un monde post-Trump, post-Ukraine, face à la Chine et à la résurgence des puissances autoritaires, l'autonomie stratégique est redevenue un enjeu central. Elle couvre la défense, l'énergie, le numérique, l'alimentation et la santé.
- Souveraineté nationale stricte — scepticisme sur la défense européenne commune
- Nucléaire de 4e génération ; hydrogène
- Préférence nationale dans toutes les commandes stratégiques
- Méfiance envers l'OTAN — liens avec mouvements souverainistes européens
- Défense nationale forte — gaullisme affiché
- Soutien à l'Ukraine et à l'OTAN — contre l'appeasement
- Souveraineté industrielle : secteurs stratégiques protégés
- Indépendance énergétique par le nucléaire
- Favorable à un budget défense porté à 3% du PIB
- Indépendance stratégique, énergétique, financière et numérique de la France
- OTAN pragmatique ; réservé sur une armée européenne commune (souveraineté nationale)
- BITD française et autonomie industrielle plutôt qu'intégration européenne poussée
- Budget défense à 3% du PIB — le plus ambitieux du spectre centriste
- Autonomie stratégique européenne comme complément de l'OTAN
- Dissuasion nucléaire renforcée ; BITD (base industrielle et technologique de défense)
- Indépendance énergétique : nucléaire + ENR pour sortir des fossiles russes
- Favorable au relèvement du budget défense vers 3% du PIB
- Soutien fort à l'Ukraine ; ligne pro-OTAN et pro-réarmement européen
- Favorable à une armée européenne commune et à l'intégration industrielle de défense
- Continuité macroniste sur l'autonomie stratégique européenne
- Fonds européen défense 100 Md€ financé par emprunt commun
- Soutien fort et inconditionnel à l'Ukraine
- Industrie d'armement européenne coordonnée
- Autonomie énergétique : sortie des fossiles + prix maîtrisés
- Diplomatie non-alignée — ni OTAN, ni Russie, ni Chine
- Dissuasion nucléaire maintenue mais critique de l'OTAN
- Souveraineté alimentaire : sortie des dépendances agro-industrielles
- Souveraineté numérique : logiciels libres, cloud souverain public
- Solidarité avec l'Ukraine ; défense pensée à l'échelle européenne
- Opposée au relèvement à 3% du PIB — priorité aux dépenses sociales et écologiques
- Souveraineté alimentaire et énergétique par la transition
- Réservée sur le nucléaire militaire ; favorable à une diplomatie de désescalade
- Souveraineté industrielle et alimentaire au service des territoires
- Solidarité avec l'Ukraine mais méfiance envers l'OTAN et les livraisons d'armes
- Opposé au relèvement à 3% du PIB ; priorité au social
- "Paix juste" non alignée ; relocalisation des industries stratégiques
La question européenne est peut-être le clivage le plus structurant de 2027 : d'une Europe fédérale renforcée à une Europe des nations souveraines, en passant par la "désobéissance" ou le réformisme pragmatique.
| Candidat | Vision | Positions clés | Ukraine & Défense | Ligne |
|---|---|---|---|---|
| Le Pen | Europe des nations | «Récupérer les souverainetés essentielles» sans Frexit ; rabais contribution française (~2 Md€) ; primauté droit français si nécessaire par référendum | Ambigu — soutien limité à l'Ukraine | 🔴 Souverainiste |
| Retailleau | Réformer de l'intérieur | Critique des excès technocratiques ; ligne EPP ; réforme des règles migratoires européennes ; fermeté sur frontières Schengen | Pro-OTAN, soutien à l'Ukraine | 🟡 Souverainiste modéré |
| Lisnard | Subsidiarité stricte | Refus de «l'entrelacement technocratique» ; coopérations concrètes sans super-État ; marché unique oui, régulation excessive non | Pro-souveraineté nationale, OTAN pragmatique | 🟡 Liberal-souverainiste |
| Philippe | Pro-européen pragmatique | Europe puissante sur la scène mondiale ; autonomie stratégique européenne de défense ; réforme des institutions sans rupture | Soutien fort à l'Ukraine ; 3% PIB défense | 🟢 Pro-EU équilibré |
| Attal | Fédéralisme modéré | Continuation de la ligne Macron «Besoin d'Europe» ; candidature unique du bloc central pro-UE ; intégration défense et industrie. 🆕 Août 2026 : mise en œuvre rapide du pacte asile et migration, renforcement de Frontex, réforme des règles de Schengen (droit de refoulement aux frontières, fin des régularisations massives unilatérales) | Très pro-Ukraine ; réarmement européen | 🟢 Fédéraliste |
| Glucksmann | Fédéralisme fort | Europe souveraine et puissante ; emprunt commun défense ; suppression du droit de veto au Conseil (livre, mai 2026) ; réforme institutionnelle ambitieuse | Soutien inconditionnel à l'Ukraine ; fonds 100 Md€ | 🟢 Fédéraliste |
| Mélenchon | Désobéissance | «Désobéissance européenne» : appliquer le programme même si ça viole les traités ; négocier en position de force ; ni Frexit ni fédéralisme | Ambigu sur l'Ukraine ; critique de l'OTAN | 🟡 Souverainiste de gauche |
| Tondelier | Europe verte & sociale | Renforcement du Pacte vert ; taxation carbone aux frontières ; politique climatique commune ambitieuse | Pro-Ukraine ; solidarité européenne | 🟢 Pro-EU écolo |
| Ruffin | Réformer à réformer | Europe trop libérale à réorienter vers le social et la protection ; critique des règles de concurrence | Solidarité Ukraine mais méfiance OTAN | 🟡 Réformiste |
La France porte un déficit structurel de 90–100 Md€/an et une dette de 3 536,1 Md€, soit 117,5% du PIB (Insee, T1 2026, +75,6 Md€ depuis fin 2025). Le taux à 10 ans a atteint 4,11-4,14% en août 2026, au plus haut depuis la crise de 2008, alors que l'État doit lever 310 Md€ cette année. La crédibilité budgétaire est le vrai test de cohérence. Peu de candidats y répondent sérieusement.
- Sources annoncées : économies sur l'immigration, lutte fraude fiscale (80–100 Md€ selon RN), rabais UE
- Dépenses nouvelles : baisse TVA énergie, retraites anticipées, préférence nationale → coût réel non chiffré
- Maintien dans la zone euro mais demande de révision des règles de Maastricht
- Résultat probable : aggravation du déficit selon tous les instituts indépendants
- Objectif ~80 Md€ de baisse des dépenses publiques, sans hausse d'impôts (entretien Figaro, mars 2026)
- Programme "grandes lignes" du 7 janvier 2026 : cible ~30 Md€ (15 pouvoir d'achat + 15 compétitivité)
- "Compte social unique" plafonnant les aides à 70% du SMIC ; RSA conditionné à 15h ; fin des 35h
- Simulation France Budget : déficit ~3,9% et dette ~127% du PIB en 2030 — programme non entièrement chiffré
- Seul candidat avec un plan structuré de baisse des dépenses publiques (travail avec Hervé Novelli)
- État recentré sur ses missions régaliennes — économies structurelles
- Refus des dépenses clientélistes non financées
- Objectif de retour à l'équilibre par la croissance et la dépense, pas par les impôts
- Règle d'or budgétaire constitutionnelle soumise à référendum
- Baisses de charges ciblées financées par réduction des dépenses sociales
- Refus de l'austérité brutale mais insistance sur la crédibilité
- Réformes par ordonnances pour aller vite sans blocage parlementaire
- Économies sur les dépenses sociales pour financer le «droit au brut»
- Réforme assurance chômage comme source d'économies
- 🆕 Août 2026 : règle d'or budgétaire inscrite dans la Constitution ; refus de toute hausse d'impôts (prélèvements déjà les plus élevés de l'OCDE) ; "deux tiers des dépenses publiques sont sociales, donc deux tiers de l'effort doit y porter"
- 🆕 100 000 départs volontaires de fonctionnaires avec prime (État + collectivités) ; réduction du Parlement à 350 députés / 200 sénateurs (budget parlementaire de 900 M€/an, économies "de plusieurs centaines de millions")
- Toujours pas de chiffrage global consolidé — ordre de grandeur des économies annoncées très inférieur au déficit structurel
- Ligne macroniste : compétitivité + réduction dépenses publiques progressives
- 100 Md€ sur 10 ans → 10 Md€/an d'investissement supplémentaire
- Financement par emprunt européen + fiscalité des plus riches
- Critique : risque d'augmentation du déficit si croissance insuffisante
- Plus modéré que LFI sur la rupture fiscale
- Taxation ultra-riches, superprofits, dividendes → recettes surestimées
- Lutte contre l'évasion fiscale : 80 Md€ revendiqués — chiffre contesté
- Désobéissance aux règles du Pacte de stabilité européen
- Institut Montaigne : risque fort d'augmentation des déficits et fuite des capitaux
- "Plan de sortie de crise" : déficit ramené à 3,7% du PIB en 2030 (étape à 5,2% en 2026)
- Financement par hausse des recettes fiscales (+28,5 Md€ en 2026) et baisse des dépenses (−16,6 Md€)
- Recettes : ISF climatique, suppression de niches fiscales anti-écologiques, taxe Zucman
- Approche : trajectoire plus chiffrée que LFI, mais reposant sur des recettes contestées
- Réforme du CIR et des aides aux grandes entreprises ; taxe Zucman sur les grandes fortunes
- ISF renforcé sur les actifs financiers ; tranche d'IR à 90% au-delà de 400 000€
- 🆕 Annulation / gel d'une partie de la dette (relancé le 23 août 2026) : la BCE devrait "mettre au congélateur les dettes des États en commençant par celles de la période Covid" ; cible les ~18-20% de dette publique détenus par la Banque de France. Déclaration d'intention, pas mesure chiffrée — jugée contraire aux traités européens (Xavier Ragot, IFE) et rejetée de Lecornu à Bardella ; soutenue par le banquier d'affaires Matthieu Pigasse aux universités d'été de LFI
- Interdiction des licenciements boursiers ; redistribution accrue
- Pas de programme global chiffré à ce stade — financement par les recettes fiscales sur le capital
· Régime CatNat sous tension — depuis 2026, la sécheresse (retrait-gonflement des argiles) est le premier poste d'indemnisation, devant les inondations. Le RGA pèse ~70 % des indemnisations des cinq dernières années, soit ~1,1 Md€/an ; la seule sécheresse de 2022 a coûté 3,5 Md€. La CCR réassure le régime à hauteur de 50 %, avec la garantie de l'État en dernier ressort.
· Projection — sinistralité RGA en hausse de +44 % à +162 % d'ici 2050 ; facture cumulée 2020-2050 estimée à 43 Md€, dont 17,2 Md€ directement imputables au réchauffement. 12 millions de maisons exposées, 55 % du territoire concerné (cartographie BRGM au 1er juillet 2026). La surprime CatNat a déjà été relevée pour ramener le régime à l'équilibre.
· Assurabilité — l'Observatoire de l'assurabilité (État + CCR, juin 2026) constate que 97,7 % des ~35 000 communes conservent un accès sans difficulté à l'assurance habitation : le point de rupture n'est pas atteint, mais la trajectoire l'approche. La Cour des comptes a consacré un rapport au sujet en avril 2026.
· Financement de l'adaptation — le Haut Conseil pour le climat juge les moyens du PNACC-3 "très insuffisants" et pointe la réduction du Fonds vert de 2,5 à 1,15 Md€ entre 2024 et 2025 ; le fonds Barnier a été porté à 300 M€. Le HCC recommande un plan de financement complet État/collectivités/privé et une redéfinition de l'équilibre entre assurance publique et privée.
Lecture pour ce comparatif : aucun des neuf candidats n'intègre ce passif dans son chiffrage. Les programmes les plus rigoureux budgétairement (Lisnard, Retailleau, Philippe, Attal) proposent des baisses de dépenses sans provisionner le coût croissant des catastrophes ; les programmes de gauche prévoient des dépenses d'adaptation (plan sécurité civile à 1 Md€ chez LFI) sans cadre budgétaire soutenable. C'est le trou noir commun de tous les programmes.
Synthèse consolidée sur les 11 critères analysés : vie quotidienne, emploi, sécurité sociale, fiscalité, sécurité, réindustrialisation, climat, science & IA, autonomie stratégique, Europe, maîtrise budgétaire — enrichis depuis août 2026 d'un axe transversal résilience aux catastrophes climatiques (onglets Climat, Sécurité, Budget, Vie quotidienne et Réindustrialisation). Mise à jour : 26 août 2026.
· 📉 LE RESSERREMENT DU 2ND TOUR S'INVERSE — après 54/46 (IFOP), 52/48 (Elabe) puis 51/49 (Harris juillet), Le Pen ré-élargit l'écart à 55/45 face à Philippe chez ce même institut. Elle l'emporte aussi 57/43 face à Attal et 68/32 face à Mélenchon. La séquence de juillet, qui laissait espérer un match nul, était donc un pic et non une tendance.
· 🌹 GLUCKSMANN CANDIDAT (23 août, TF1) — il annonce sa candidature et sa participation à la primaire. Le 25 août, le conseil national du PS ratifie l'accord avec Place publique (159 voix pour, 32 contre, 21 abstentions), l'Assemblée politique nationale de Place publique à l'unanimité. Scrutin électronique uninominal à deux tours les 9-10 et 16-17 octobre, candidatures du 1er au 15 septembre, parrainages requis. Quatre déclarés : Glucksmann (grand favori), Brun, Guedj, Royal — Faure n'a toujours pas franchi le pas.
· 💣 MÉLENCHON RELANCE L'ANNULATION DE LA DETTE — il propose que la BCE "mette au congélateur les dettes des États en commençant par celles de la période Covid", visant les ~18-20% de dette détenus par la Banque de France. Tollé général : Lecornu ("détruirait l'actif le plus important de notre pays, la confiance"), Lescure ("mettre en danger la signature de la France"), Attal ("délirant"), Bardella. Obstacle juridique relevé par Xavier Ragot (IFE) : contraire aux traités européens. Contexte tendu — dette à 3 536,1 Md€ soit 117,5% du PIB (Insee, T1 2026) et taux à 10 ans à 4,11%, au plus haut depuis 2008.
· 🎤 PREMIER DÉBAT DE LA CAMPAGNE, DEMAIN — le 27 août à Roland-Garros, en clôture de la REF du Medef, sept candidats débattent sur le court Philippe-Chatrier : Le Pen, Philippe, Attal, Retailleau, Mélenchon, Glucksmann, Tondelier. Format inédit — cinq chefs d'entreprise les interrogent à partir d'une consultation OpinionWay auprès de 66 000 dirigeants. Plus de 650 journalistes accrédités, inscriptions doublées vs 2025.
· 🌿 LA GAUCHE S'ENLISE — journées d'été des Écologistes à Grenoble (20-22 août) : Tondelier maintient sa candidature mais se dit "prête à rediscuter avec tout le monde", plaidant que "le sujet ce n'est pas qui va se mettre derrière qui". Son parti reste divisé entre autonomie, ralliement à Mélenchon et ralliement à Glucksmann ; Jadot appelle à refonder la gauche autour de la social-écologie, Bompard (LFI) juge que sa candidature nuit à Mélenchon. Université d'été du PCF à Toulouse (21-23 août) : Roussel appelle à "se débarrasser" de la politique Macron, officialisation attendue le 6 septembre.
· 🔥 BILAN DÉFINITIF DES FEUX — le feu de Gironde, maîtrisé le 5 août, a parcouru 42 000 hectares : le plus vaste incendie de forêt en France depuis 1949. Au 6 août, l'année 2026 bat le record absolu avec plus de 300 incendies et ~93 000 hectares (EFFIS), contre 66 307 ha en 2022. 264 sapeurs-pompiers pris en charge, 220 000 évacués en Gironde et 40 000 dans les Landes. L'État a reconnu un "sinistre de grande ampleur" ; Lecornu s'est rendu sur place le 17 août. Par décrets du 12 août, sept parlementaires (4 députés, 3 sénateurs) sont missionnés sur le projet de loi sécurité civile, désormais étendu à la reconstruction après les feux.
· ⚠️ Prudence : à ~8 mois du 1er tour, ces chiffres restent des photographies, pas des prévisions. L'aller-retour du duel Philippe (49% en juillet, 45% en août chez le même institut) en est l'illustration parfaite.
Harris Interactive-Toluna pour M6/RTL — terrain 18-19 août 2026, n=1764, 5 configurations. Première vague depuis la mi-juillet. Mélenchon passe devant Philippe dans la plupart des configurations et se qualifierait pour le 2nd tour dans 3 cas sur 5. Hollande, quand il est testé, pèse 8%. Ruffin et Lisnard n'ont pas été testés (valeurs de juillet conservées).
Second tour : Le Pen l'emporte partout, et l'écart se ré-élargit — 55/45 face à Philippe (contre 51/49 chez le même institut en juillet), 57/43 face à Attal, 68/32 face à Mélenchon.
Lecture : la dynamique de juillet s'est retournée deux fois. Mélenchon devient le dauphin le plus probable, mais c'est précisément le scénario le plus favorable au RN (68/32). Philippe garde l'avantage si Attal renonce — la constante des 14% en cas de double candidature est désormais vérifiée par trois vagues successives. ⚠️ Les sondages à ~8 mois ne se vérifient qu'une fois sur deux (en 2022, LFI donné à 9% a fait 22%).
| Critère | RN Le Pen | LR Retailleau | NE Lisnard | Horizons Philippe | Renais. Attal | PP Glucksmann | LFI Mélenchon | Écolos Tondelier | Debout Ruffin |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Vie quotidienne | TVA énergie ↓, retraites 60 ans carrières longues, préférence nationale logement 🟡 À court terme |
13e mois, sortie 35h, ordre public 🟡 Partiel |
Dérégulation, mérite, liberté individuelle 🟡 Libéral |
Bouclier charges 2,5 SMIC, IR CM simplifié, 50 lycées d'excellence 🟢 Équilibré |
"Droit au brut", IA à l'école, frontières travail 🟡 Incomplet |
Emplois verts, électricité prix coût réel, déserts médicaux 🟡 Social-vert |
SMIC 1 600€, prix bloqués, école gratuite, logements rénovés 🟡 Rupture |
Bouclier transport/logement/alim., santé environnementale 🟡 Social-écolo |
Territoires, métiers du soin revalorisés, alimentation locale 🟡 Social-ouvrier |
| Emploi & Travail | Exo heures sup', annul. réforme chômage, 200k emplois industriels, apprentissage 🟡 Ambigu |
Sortie 35h, CDI facilité, conditionnalité chômage renforcée 🟡 Flexibilité |
Liberté totale négociation, entrepreneuriat simplifié 🟡 Libéral radical |
Flexisécurité, refonte minimas anti-trappes, heures sup' défiscalisées, plein emploi via l'offre 🟢 Réformiste |
Réforme assur. chômage, "droit au brut", préférence travail immigration 🟡 Macroniste |
100 Md€ emplois verts qualifiés, reconversion fossile→vert 🟡 Vert |
32h, SMIC 1 600€, garantie emploi, abrogation réforme chômage, partage valeur ajoutée 🟡 Rupture |
200k emplois publics verts, 4 jours/semaine, revalorisation soignants/enseignants 🟡 Public-vert |
Métiers du bas revalorisés, commandes locales, bassins sinistrés 🟡 Territorial |
| Sécu sociale | Retraite 60 ans carrières longues (15 Md€/an), soignants annoncés, prêt 0% famille 🟡 Coûteux |
Maintien 64 ans probable, réforme offre soins, politique familiale annoncée 🟡 Classique |
Capitalisation partielle retraites, marché santé, 5e branche allégée 🟡 Libéral |
5e branche autonomie ★, recrutement soignants massif, réforme retraites par référendum, minima indexés inflation 🟢 Structuré |
Pas de retour à 64 ans, IA diagnostic, petites pensions améliorées 🟡 Continuité |
Hôpital renforcé, déserts médicaux, logement social, pensions basses rehaussées 🟡 Social-dem. |
Retraite 60 ans, hôpital public reconstruit, école gratuite totale, 700k logements rénovés/an 🟡 Rupture |
Prévention santé environ., rénovation thermique précaires, EHPAD public 🟡 Écolo-social |
Hôpital rural, retraite 60/62 ans, logement besoin fondamental, aides domicile 🟡 Social-pop. |
| Fiscalité | TVA énergie 5,5%, IFF >5M€, exo IR <30 ans, maintien flat tax, ↓ CVAE/C3S 🟡 Populiste |
↓ IR, flat tax maintenue, ↓ IS, pas d'ISF, suppression niches inefficaces 🟡 Libéral class. |
IR simplifié et allégé, ↓ IS forte, flat tax maintenue, 0 ISF, réduction radicale niches 🟢 Libéral structuré |
Taux unique IR classes moyennes, bouclier charges, ↓ impôts production, flat tax maintenue, règle d'or constitutionnelle 🟢 Crédible |
Via salaire net (pas IR), flat tax maintenue, IS stable 🟡 Macroniste |
ISF élargi, ↑ flat tax→progressif, IR plus progressif, ↓ niches anti-écolo 🟡 Redistrib. modérée |
ISF renforcé, taxe Zucman 2%, suppression flat tax, 14 tranches IR, TVA 1re nécessité ↓, héritage max 12M€ 🔴 Révolution fiscale |
ISF vert, suppression flat tax, IR individualisé, fiscalité carbone renforcée 🟡 Vert-redistrib. |
ISF retour, suppression flat tax, taxation superprofits, TVA quotidien ↓ 🟡 Redistribution pop. |
| Réindustrialisation | Protectionnisme, droits de douane, exo fiscales usines relocalisées — non chiffré 🟡 Flou |
Compétitivité, dénormes, attractivité investisseurs 🟡 Partiel |
Plan souveraineté économique + débureaucratisation totale 🟢 Structuré |
100 000 emplois / 5 ans, aides conditionnées prod. en France, ↓ impôts production 🟢 Chiffré |
Héritage France 2030, IA comme levier, attractivité territoires 🟡 Incomplet |
100 Md€ / 10 ans industries vertes, réduction dépendance Chine 🟡 Financement flou |
Planification étatique, pôles publics, désobéissance règles UE concurrence 🟡 Anti-marché |
Via transition thermique et rénovation 🟡 Partiel |
Bassins sinistrés, commandes locales, filières stratégiques 🟡 Territorial |
| Climat | Moratoire ENR ★, soutien nucléaire, anti-Pacte vert, maintien thermique 2035 🔴 Risqué |
Écologie du progrès, nucléaire, critique normes UE, pesticides assouplis 🟡 Modéré |
Réaliste non-punitive, nucléaire + ENR sans dogme, marché et innovation 🟡 Pragmatique |
Nucléaire + ENR équilibré, objectifs Paris tenus, rénovation thermique levier industriel 🟢 Équilibré |
Nucléaire + ENR, héritage Macron, accord Paris 🟢 Pro-accord Paris |
Nucléaire maintenu + grand plan ENR, prix électricité coût production, ↓ fossiles 🟢 Ambitieux |
100% ENR, sortie nucléaire 2050, rénovation 700k/an, bio 30%, ferroviaire massif 🟡 Radical |
Priorité absolue, transition juste, santé environnementale 🟢 Leader |
Écologie du travail, circuits courts, souveraineté alimentaire 🟡 Partiel |
| Science & IA | Préférence nationale commandes IT/cloud, nucléaire 4e gen. 🟡 Limité |
Excellence éducative, mérite, grandes écoles 🟡 Classique |
Superpuissance scientifique et éducative, libérer les startups tech 🟢 Ambitieux |
Vision stratégique globale, 50 lycées excellence, numérique souveraineté 🟢 Structuré |
IA centrale dans les programmes scolaires, tech France pays d'avenir 🟢 Fort |
Industries tech vertes, H2, VE — IA moins central 🟡 Orienté vert |
R&D publique, logiciels libres, méfiance GAFAM, cloud public 🟡 Public |
Recherche publique vivant/climat, frugalité numérique 🟡 Partiel |
École publique territoires, critique GAFAM 🟡 Faible |
| Autonomie stratégique | Souveraineté nationale seule, nucléaire 4e gen., préférence nationale commandes 🟡 National seul |
Défense forte, gaulliste, soutien Ukraine/OTAN, souveraineté industrielle 🟢 Solide |
Indépendance stricte, souveraineté énergétique/numérique/financière 🟡 Strict |
3% PIB défense ★, autonomie stratégique franco-européenne, BITD, indépendance énergétique 🟢 Leader |
Réarmement européen, pro-OTAN/Ukraine, IA souveraineté 🟢 Solide |
Fonds défense européen 100 Md€, soutien Ukraine inconditionnel, ↓ fossiles russes 🟢 Fort |
Non-alignement, critique OTAN, dissuasion maintenue, souveraineté numérique pub. 🟡 Non-aligné |
Europe climatique, solidarité Ukraine, souveraineté alimentaire 🟡 Partiel |
Souveraineté populaire, circuits courts, territoires 🟡 Faible |
| Vision Europe | Europe des nations, «récupérer souverainetés», rabais contrib. 2 Md€, primauté droit fr. par référendum 🔴 Souverainiste dur |
Réformer de l'intérieur, ligne EPP, fermeté migration, pas de rupture 🟡 Souverainiste modéré |
Subsidiarité stricte, coopérations concrètes, refus super-État, marché unique sans sur-normes 🟡 Libéral-souverain |
Pro-EU pragmatique, Europe puissante mondial, autonomie stratégique européenne, réforme sans rupture 🟢 Pro-EU équilibré |
Fédéralisme modéré, continuité «Besoin d'Europe», défense + industrie intégrées 🟢 Fédéraliste |
Fédéralisme fort, Europe souveraine et puissante, emprunt commun, accélération intégration 🟢 Fédéraliste fort |
«Désobéissance européenne», ni Frexit ni fédéralisme, négociation en force, critique OTAN 🟡 Souverainiste gauche |
Europe verte et sociale, Pacte vert renforcé, taxe carbone frontières 🟢 Pro-EU écolo |
Europe trop libérale à réorienter vers le social, méfiance règles concurrence 🟡 Réformiste |
| Sécurité | +10k policiers, peines planchers, majorité pénale 16 ans, immigration zéro familiale 🔴 Très répressif |
État d'urgence zones difficiles, révolution pénale (référendum), fin regroupement familial 🔴 Le plus radical |
Régalien strict, immigration conditionnée, peines réelles 🟡 Régalien |
200 brigades gendarmerie, +8 500 justice, 0 zone blanche, immigration travail acceptée 🟢 Ferme structuré |
Continuité Macron, +8 500 justice, préférence travail frontières 🟡 Continuité |
Sécurité axe majeur gauche (Glucksmann), convention citoyenne immigration, police renforcée 🟢 Nouveau |
Refondation police républicaine, ↓ incarcération, régularisation travailleurs 🟡 Refondation |
Police proximité, justice réparatrice, réfugiés climatiques 🟡 Social-préventif |
Proximité, prévention sociale, pragmatique immigration 🟡 Prévention |
| Budget | Promesses 30+ Md€ non financées, rabais UE incertain, déficit aggravé probable 🔴 Très risqué |
Droite classique, peu chiffré, entre 9 et 13% dans les sondages 🟡 Incomplet |
Plan sérieux baisse dépenses publiques (Novelli), État régalien seul, 0 promesse non financée 🟢 Le plus sérieux |
Règle d'or constit. référendum ★, réforme par ordonnances, baisse fonctionnaires ciblée, déficit <3% PIB visé 2030 🟢 Crédible |
Économies dépenses sociales pour financer net, programme en construction 🟡 Partiel |
100 Md€ financement flou, ISF + emprunt européen, plus modéré que LFI 🟡 Incertain |
Taxation riches surestimée, désobéissance pacte stabilité, déficits aggravés probables (Institut Montaigne) 🔴 Rupture risquée |
Peu chiffré, financement par fiscalité verte et ISF 🔴 Non chiffré |
Peu chiffré, redistribution via taxation superprofits 🔴 Non chiffré |
| Sondage 1er tourIFOP, 25 juin 2026 | 35-38% | 6-9% | ~2% | 14-19% ⚖️ | 8-15% | 10-11% | 16-17% | 3-4% | 6% |
| Autres prétendants | Prétendants / non retenus dans le comparatif : Bardella (n°2 du "ticket" RN, ne concourt pas) · Lecornu — le Premier ministre devance Attal et Philippe auprès des sympathisants Renaissance (Odoxa-Backbone, 16 juil.), recours possible du bloc central · Hollande 8-9% quand testé (Elabe) · Royal, Guedj, Brun, peut-être Faure (primaire PS d'octobre) · Bertrand ~5,5% · Wauquiez ~5,3% · Villepin 2,5-3,5% · Roussel 2-2,5% (officialisation le 6 sept.) · Bayrou ~3% (appel à l'automne) · Dupont-Aignan 1,5-2% · Autain (retirée "au profit du mieux placé") · Darmanin, Barnier : fédérateurs possibles. Elabe 9-10 juil., Harris 9 juil. & moyennes EPOC. | ||||||||
Points faibles : Budget très risqué (30+ Md€ non financés), moratoire ENR paradoxal pour la souveraineté, Europe conflictuelle, zéro vision sur la science/IA. Aléa judiciaire : condamnée en appel le 7 juillet 2026 pour détournement de fonds publics (3 ans dont 2 avec sursis, 45 mois d'inéligibilité dont 30 avec sursis, 100 000 € d'amende, préjudice retenu de plus de 2,8 M€). Condamnation non définitive : le pourvoi en cassation a été formé, elle demeure présumée innocente. Le pourvoi suspend l'exécution de l'arrêt selon le parquet général ; une partie de la doctrine soutient au contraire que l'inéligibilité de première instance reprendrait effet — controverse non tranchée, exposée dans l'onglet Sources. La Cour pourrait statuer au plus tard début avril 2027. 18% de son propre électorat 2022 désapprouve sa candidature (IFOP). La ligne retraites (62 ans, maintenue) l'emporte sur l'option Bardella "durée de cotisation" — fracture refermée par le verdict, pas résorbée. 🆕 Fragilité financière : le RN peine à obtenir un prêt bancaire français ; Matignon a dû réunir les banques le 20 juillet pour débloquer le financement des campagnes, Crédit Mutuel refusant d'y participer. 🆕 Angle mort climatique : rattrapé par l'été des incendies, le RN promet des "livrets" thématiques (électrification, relocalisation, achat de Canadairs financé par une baisse de la contribution française à l'UE).
Points faibles : Surenchère sécuritaire qui lui fait perdre en crédibilité économique. Programme très incomplet sur la fiscalité, la santé, le budget. 🆕 Décroche à 6-9% (Harris, 18-19 août), son étiage depuis le début de ce comparatif — "une rentrée à haut risque" (Le Parisien, 26 août). Coincé entre Le Pen (électoralement dominante sur son terrain) et Philippe (crédible économiquement), vers qui Gérard Larcher prépare en coulisses un rassemblement de la droite et du centre. 69% des Français pensent qu'il n'a pas l'étoffe d'un président (Ifop, fév. 2026).
Points faibles : Trop faible dans les sondages, protection sociale peu développée, Europe trop restrictive. Idéal pour un ministre des Finances ou un Premier ministre libéral — pas encore présidentiable.
⚠️ Aléa judiciaire (mai 2026) : le Parquet national financier a indiqué avoir pris le 7 mai 2026 un réquisitoire introductif visant des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêts et concussion au Havre, dans le dossier de la Cité numérique. Une information judiciaire est donc ouverte et confiée à un juge d'instruction. Édouard Philippe n'est pas mis en examen, conteste les faits depuis l'origine et bénéficie de la présomption d'innocence. Ce qui est évalué ici est l'effet politique de la procédure sur la campagne, pas son issue judiciaire. 🆕 Juillet : campagne lancée au Zénith de Paris le 5 juillet (5 200 personnes, "efforts justes et partagés", dette, durée du travail), rebond à 19% (IFOP 8 juil., hyp. sans Attal ; 14-19% chez Elabe selon la présence d'Attal), ralliements Bregeon et Lefèvre (Renaissance), main tendue publique de Wauquiez. Le duel s'était resserré en juillet (jusqu'à 49/51 chez Harris) mais s'est ré-élargi à 45/55 en août chez ce même institut. Pire : la vague du 18-19 août le fait dépasser par Mélenchon dans la plupart des configurations — il perd son statut de dauphin naturel. Si Attal se maintient, il retombe à 14% (constante vérifiée trois fois). 64% des Français le jugent mal placé pour incarner la rupture (Odoxa) et son entourage reconnaît un problème de "désirabilité", aggravé par un été sans "bande passante" — ses annonces sont reportées à la rentrée, quand Retailleau prépare des "propositions choc" et que Gérard Larcher travaille en coulisses à un rassemblement de la droite et du centre derrière lui. Il conserve le meilleur duel simulé de tout le champ, mais ce n'est plus une trajectoire de victoire.
🆕 Programme institutionnel massif (JDD, 1er août) : "la plus grande réforme institutionnelle depuis 1958" soumise à référendum après l'élection — journée référendaire annuelle, 350 députés / 200 sénateurs, principe constitutionnel de rapidité (réponse de l'administration en 2 mois, silence valant accord), recours plafonnés à 18 mois, "spoil system à la française", encadrement du pouvoir de nomination (art. 13), déparisianisation avec le maire comme élu le plus puissant (détails à l'automne). Le programme se structure : les trous de la fiscalité et des retraites sont en partie comblés.
Points faibles : À 8-15% : 14-15% quand Philippe est absent, mais 8% face à lui — rapport de force documenté par trois vagues successives. Il propose un vote de départage début 2027, refusé à ce stade par Horizons. Et une majorité de sympathisants Renaissance lui préfère... Lecornu (Odoxa-Backbone). L'ampleur du chantier constitutionnel (quotas d'immigration, justice des mineurs, règle d'or : tout passe par une révision) pose une question de faisabilité rarement abordée.
Points faibles : 100 Md€ au financement flou, pas encore candidat officiellement, gauche divisée. 🆕 Candidat déclaré le 23 août sur TF1, il participera à la primaire de la gauche socialiste et démocratique dont il est le grand favori — accord PS-Place publique ratifié le 25 août (159 pour / 32 contre / 21 abstentions au conseil national du PS, unanimité à Place publique), scrutin les 9-10 et 16-17 octobre face à Brun, Guedj et Royal. Reste le meilleur profil de gauche pour un second tour — 41,5/58,5 face à Le Pen, loin devant Mélenchon (32) mais toujours perdant.
Points faibles : Budget intenable (Institut Montaigne), désobéissance européenne risquée, 69% des Français en rejettent la candidature, défaite écrasante simulée au second tour face à Le Pen (70/30, IFOP 8 juil.). 🆕 Il devient le dauphin le plus probable : 16-17% (contre 12% en avril chez Harris), qualifié dans 3 configurations sur 5. Opération crédibilité économique poursuivie — dîner France Industrie du 29 juin, débat Medef du 27 août. Mais 🆕 il relance l'annulation de la dette (23 août) : la BCE devrait "mettre au congélateur les dettes des États en commençant par celles de la période Covid", visant les ~18-20% de dette logés à la Banque de France. Front du refus intégral — Lecornu, Lescure, Attal ("délirant"), Bardella —, obstacle juridique (contraire aux traités européens selon Xavier Ragot, IFE), et un contexte de taux à 4,11%, au plus haut depuis 2008. Le plus cohérent idéologiquement, le moins gouvernable — et le seul soutenu par un banquier d'affaires, Matthieu Pigasse, invité de son université d'été.
Points faibles : Quasi-absence sur la défense et l'autonomie stratégique, budget non chiffré, science et IA peu développées. 🆕 Journées d'été de Grenoble (20-22 août) : elle maintient sa candidature mais se dit "prête à rediscuter avec tout le monde" et plaide que "le sujet ce n'est pas qui va se mettre derrière qui, c'est comment on se dépasse". Son parti reste écartelé entre autonomie, ralliement à Mélenchon et ralliement à Glucksmann ; Jadot appelle à refonder la gauche autour de la social-écologie, Bompard (LFI) juge sa candidature nuisible à Mélenchon. Forte sur l'écologie, durablement fragilisée sur la stratégie.
Points faibles : Silence quasi-total sur la défense, la science, l'Europe, le budget, la fiscalité structurelle. Programme fort sur le "qui" (les oubliés) mais faible sur le "comment" (les finances). 🆕 Elabe le teste à 6% en candidature autonome (configs avec Hollande) — le double de son étiage, à la frontière du seuil "hors course". La mort de la primaire unitaire le libère paradoxalement : témoin qui pourrait devenir trouble-fête à gauche.
Économie : Hausse du salaire net (+105€/mois au SMIC) via baisse de la CSG à 2,5% sur les bas salaires ; suppression des minima sociaux non-contributifs (−20 Md€) ; participation salariale obligatoire et défiscalisée.
Limites : Plafonné à ~5%, concurrencé par le RN sur son terrain. Sarah Knafo (n°2) mobilisée sur Paris. Vraie incertitude sur une primaire de la droite radicale.
Suppression flat tax + retour ISF : Glucksmann, LFI, Écolos, Ruffin
La ligne est nette et correspond presque parfaitement au clivage droite/gauche — rare en 2027 où les autres clivages sont plus complexes.
Pro-EU pragmatique : Philippe
Subsidiaire libéral : Lisnard
Souverainiste modéré : Retailleau, Tondelier, Ruffin
Souverainiste dur : Le Pen / RN
Désobéissance : Mélenchon
Un spectre plus riche que le simple "pro" vs "anti" Europe.
🟢 Solide : Philippe (100k/5 ans, conditionné prod. France), Lisnard (souveraineté + dérégulation)
🟡 Partiel : Glucksmann (100Md€ flou), Le Pen/RN (flou mais discours fort)
🔴 Absent ou contradictoire : Ruffin, Tondelier, Mélenchon (planification non-marché)
Le candidat avec le programme le plus complet (Philippe, 14-19%) vient de perdre son statut de dauphin au profit de Mélenchon — et son duel simulé, un moment proche de l'égalité, s'est ré-élargi à 45/55.
La gauche, fragmentée en 4–5 candidats, risque de se neutraliser mutuellement et d'offrir le second tour au pire profil face à Le Pen.
Classement croisé sur trois horizons temporels, intégrant 7 critères : vie quotidienne + sécurité (court/moyen terme) ; finances + innovation/réindustrialisation + emploi (moyen/long terme) ; souveraineté franco-européenne (long terme). On écarte les promesses non finançables et on pondère par la viabilité électorale — un excellent programme ne sert à rien si le candidat est éliminé au 1er tour.
❌ À écarter : RN, LFI (déficits aggravés), Écolos & Ruffin (peu chiffrés).
⚠️ Le constat qui domine : aucun candidat ne propose de politique d'adaptation complète. Le débat s'est concentré sur les Canadairs, alors que l'eau, le bâti, le littoral, les réseaux, l'assurabilité et la santé au travail sont les vrais fronts. Le régime CatNat, dont la sécheresse est devenue le premier poste d'indemnisation, fait face à une facture de 43 Md€ sur 2020-2050 que personne ne provisionne.
❌ À écarter : Le Pen / RN — moratoire ENR, opposition au Pacte vert, et un financement des Canadairs par la baisse de la contribution à l'UE qui contredit le cofinancement européen de la flotte. Retailleau et Lisnard — diagnostic juste sur les secours, rien sur l'adaptation. Glucksmann et Ruffin — quasi absents du débat de l'été.
❌ Paradoxe RN : malgré un discours souverainiste, le repli national seul + moratoire ENR + Europe conflictuelle affaiblissent la souveraineté réelle.
🏛️ Le verdict croisé : fond + viabilité électorale
Édouard Philippe 2ND TOUR POSSIBLE reste le vainqueur sur le fond : 🥇 sur les horizons vie quotidienne+sécurité, finances+réindustrialisation et souveraineté. Mais la rentrée l'abîme sur la viabilité : Mélenchon le dépasse au 1er tour, et son duel simulé se ré-élargit à 45/55 après un creux à 49/51 en juillet. Il conserve le meilleur duel de tout le champ et la meilleure copie sur les 8 critères de la grille — mais sous quadruple réserve : l'information judiciaire ouverte au Havre (faits contestés, pas de mise en examen), l'arbitrage avec Attal (qui le ramène à 14%), déficit de "désirabilité" reconnu par son propre camp, et désormais une dynamique qui n'est plus la sienne.
Raphaël Glucksmann OUTSIDER reste le plus cohérent sur le fond à gauche : 🥈 sur les trois horizons, fort sur la souveraineté européenne, la réindustrialisation verte+emploi et désormais la sécurité. 🆕 Il est candidat depuis le 23 août et grand favori de la primaire d'octobre, ce qui lèverait enfin la réserve d'officialisation qui pesait sur lui depuis un an. ⚠️ Mais il plafonne à 10-11%, largement distancé par Mélenchon (16-17%). Son meilleur argument reste le duel : 41,5% face à Le Pen, le moins mauvais de toute la gauche. Réserve persistante : le financement des 100 Md€.
Gabriel Attal OUTSIDER progresse sur le fond : son programme institutionnel du 1er août (référendum annuel, Parlement réduit, spoil system, règle d'or, retraites à durée de cotisation avec capitalisation) comble une partie des trous relevés jusqu'ici sur la fiscalité, les retraites et le budget — au prix d'une révision constitutionnelle d'ampleur inédite depuis 1958, dont la faisabilité reste la grande inconnue. ⚠️ À 13,5-16% quand Philippe est absent mais 7,5-8% face à lui : son destin dépend d'un arbitrage début 2027 dont il serait aujourd'hui le perdant, et dont il ne parvient même pas à faire accepter la méthode.
⚠️ Le dilemme Lisnard : HORS COURSE Sur le fond — surtout la rigueur budgétaire — David Lisnard est le meilleur. Mais à ~3%, il est éliminé au 1er tour. Son projet ne peut se concrétiser que via un poste de Premier ministre ou de ministre de l'Économie dans une coalition. Voter pour le meilleur programme budgétaire suppose donc de passer par un autre vecteur que sa candidature présidentielle.
En une phrase : la rentrée casse le récit de juillet. Le Pen (35-38%) ré-élargit tous ses écarts au second tour (55/45 Philippe, 57/43 Attal, 68/32 Mélenchon), et surtout Mélenchon (16-17%) dépasse Philippe et se qualifierait dans 3 configurations sur 5 — soit très exactement le scénario que le RN espère, puisque c'est le duel qu'il gagne le plus largement. Philippe garde la meilleure copie sur les 8 critères de la grille et le meilleur duel simulé, mais plus la dynamique ; sa qualification suppose toujours qu'Attal renonce, faute de quoi il retombe à 14% — constante vérifiée trois fois. Glucksmann, enfin candidat, joue sa survie sur la primaire d'octobre. Lisnard reste le meilleur sur le papier mais hors course. Quatre inconnues : la Cour de cassation (≤ début avril 2027), l'arbitrage Philippe/Attal-Lecornu début 2027, l'issue de la primaire socialiste d'octobre, et un contexte budgétaire dégradé — dette à 117,5% du PIB et taux à 10 ans au plus haut depuis 2008 — qui va peser sur tous les programmes. Sur ce dernier point, le nouvel axe résilience déplace légèrement les équilibres : il donne un avantage inattendu à Mélenchon (seul plan chiffré) et à Tondelier (seule vision systémique), et expose une faiblesse commune à tout le bloc central et à la droite — un pays préparé à +4 °C n'apparaît dans aucun programme budgété.
Cette page réunit tout ce qui permet de juger la valeur de l'analyse : ce qu'elle est et ce qu'elle n'est pas, la grille de critères utilisée, la méthode de production, ses limites connues, les sources de chaque affirmation, les mentions légales attachées aux sondages repris, et la procédure de correction et de droit de réponse.
1. Nature du document
Ce document est : une analyse comparative de programmes politiques, produite avec l'assistance d'une intelligence artificielle générative, relue et publiée sous la responsabilité éditoriale de l'auteur du site, à titre personnel et non lucratif.
Ce document n'est pas : un travail de presse au sens de la loi du 29 juillet 1881 ; une étude universitaire ou scientifique ; un sondage ; un contenu commandité, financé, relu ou validé par un parti, un candidat, un élu, une administration ou une entreprise. Aucune contrepartie, financière ou en nature, n'est perçue pour sa publication.
Les verdicts, médailles et classements sont des opinions, pas des constats. Ils découlent mécaniquement de la grille de critères ci-dessous, qui est un choix subjectif assumé. Les faits cités (chiffres, mesures, dates, décisions de justice) sont sourcés ci-après ; les jugements portés sur ces faits n'engagent que l'auteur.
Chaque programme est lu à travers 11 critères thématiques, puis synthétisé sur 3 horizons temporels et pondéré par la viabilité électorale. La grille est publiée ici précisément pour que le lecteur puisse la contester : si vos priorités diffèrent, le classement change.
2. Comment cette analyse est produite
Périmètre. Neuf candidats déclarés ou pressentis sont comparés sur les onze onglets thématiques : Marine Le Pen, Bruno Retailleau, David Lisnard, Édouard Philippe, Gabriel Attal, Raphaël Glucksmann, Jean-Luc Mélenchon, Marine Tondelier, François Ruffin. Éric Zemmour n'apparaît que dans la synthèse, faute de candidature officielle à la date de mise à jour. La liste officielle des candidats ne sera arrêtée par le Conseil constitutionnel qu'au printemps 2027 : tout ce document porte sur des candidatures déclarées ou supposées, pas sur des candidatures validées.
Trois statuts distincts. Chaque mesure citée relève de l'un des trois : programme officiel chiffré, déclaration d'intention, supposition de presse. Une annonce faite en meeting ou en interview n'a pas le statut d'un programme publié — et à huit mois du scrutin, plusieurs candidats n'ont encore rien publié de consolidé.
Cycle. Mise à jour mensuelle, le dernier jour de chaque mois, sur la base de la dernière vague de sondage nationale disponible et des annonces programmatiques du mois écoulé. Chaque version remplace la précédente ; les versions antérieures sont archivées.
Rôle de l'IA. Le modèle de langage sert à collecter, structurer, comparer et rédiger. Cette synthèse est relue avant publication, mais une relecture humaine ne garantit pas l'absence d'erreur, notamment sur les chiffrages et les dates.
Valeurs gelées. Lorsqu'un candidat n'est pas testé dans la dernière vague de sondage, son score précédent est conservé et signalé comme tel. Ces valeurs sont, par construction, périmées.
3. Limites connues — à lire avant de citer ce document
• Les intentions de vote ne sont pas des prévisions. Elles mesurent un rapport de force à un instant donné, sur un échantillon, avec une marge d'erreur. À plus d'un an du scrutin, elles mesurent surtout la notoriété.
• Les programmes ne sont pas stabilisés. Une case vide signifie « rien de publié », pas « position hostile ».
• Les fourchettes de scores (ex. « 14-19 % ») traduisent des hypothèses différentes testées par le même institut, pas une incertitude statistique.
• Un site officiel de candidat n'est pas une source neutre. Il documente ce qu'un candidat dit proposer. Les chiffrages et la soutenabilité sont à croiser avec l'Institut Montaigne, l'OFCE, la Cour des comptes ou le HCFP.
• Les sites de campagne sont modifiés sans historique public. Les relevés sont datés ; pour les mesures structurantes, la page d'origine est archivée.
• Le comparatif porte sur des textes, pas sur des intentions réelles ni sur la probabilité qu'une mesure soit appliquée.
Les candidats ne disposent pas tous d'un site de campagne distinct de celui de leur formation.
- Marine Le Pen — Rassemblement national — rassemblementnational.fr
- Bruno Retailleau — Les Républicains — republicains.fr
- David Lisnard — Nouvelle Énergie — unenouvelleenergie.fr (programme :
/notre-programme/) - Édouard Philippe — Horizons — horizonsleparti.fr
- Gabriel Attal — Renaissance — parti-renaissance.fr
- Raphaël Glucksmann — Place publique — place-publique.eu
- Jean-Luc Mélenchon — La France insoumise — lafranceinsoumise.fr
- Marine Tondelier — Les Écologistes — lesecologistes.fr
- François Ruffin — Debout ! / Picardie debout — site de campagne à confirmer ; s'appuyer sur ses tribunes et son compte parlementaire [à compléter]
Pour mémoire, hors comparatif : Parti socialiste (organisateur de la primaire d'octobre), Parti communiste français, Reconquête, Debout la France, MoDem.
Mention liminaire, applicable à toute cette section
Les personnes citées bénéficient de la présomption d'innocence. Une condamnation frappée d'un pourvoi en cassation n'est pas définitive. Une information judiciaire ne vaut ni mise en examen ni culpabilité. Une relaxe frappée d'appel laisse la personne présumée innocente jusqu'à décision définitive.
B.1 — Marine Le Pen · assistants parlementaires du Front national
Statut au 26 août 2026 : condamnée en appel, pourvoi en cassation formé — condamnation NON DÉFINITIVE.
- Cour d'appel de Paris — communiqué de presse du 7 juillet 2026 (source primaire), pôle 2 chambre 12, n° RG 25/02203, arrêt n° 26/58 — cours-appel.justice.fr (PDF)
Culpabilité globalement confirmée. Trois ans d'emprisonnement dont deux avec sursis, la part ferme aménagée en détention à domicile sous surveillance électronique ; 45 mois d'inéligibilité dont 30 avec sursis ; 100 000 € d'amende ; préjudice retenu de plus de 2,8 M€ sur plus de onze années. - franceinfo, 9 juillet 2026 — Rémy Heitz, procureur général près la Cour de cassation, sur France Inter : Marine Le Pen « est toujours présumée innocente » tant que la décision n'est pas définitive ; le pourvoi suspend l'exécution de l'arrêt — franceinfo.fr
- franceinfo, 10 juillet 2026 — pourquoi l'inéligibilité de première instance ne « revit » pas selon le parquet général — franceinfo.fr
- Toute l'Europe, 8 juillet 2026 — peine ferme d'inéligibilité réduite à 15 mois, échue au 30 juin 2026, déjà purgée du fait de l'exécution provisoire de première instance — touteleurope.eu
- Le Club des juristes, 10 juillet 2026 — « Marine Le Pen condamnée en appel : ce qu'il faut retenir de la décision de justice ». Analyse juridique signée, à citer comme telle et non comme un fait : qualification retenue (détournement de fonds publics, art. 432-15 du code pénal), régime d'aménagement de la peine ferme (art. 132-25 du code pénal), effets du pourvoi — leclubdesjuristes.com
Une controverse juridique que ce comparatif n'arbitre pas
Le pourvoi suspend l'exécution de l'arrêt d'appel. Reste une question disputée entre praticiens : cette suspension fait-elle « revivre » l'inéligibilité de cinq ans avec exécution provisoire prononcée en première instance le 31 mars 2025 ?
• Le parquet général (Rémy Heitz, 9 juillet 2026) écarte cette lecture : « ce n'est pas un raisonnement fondé ».
• Une partie de la doctrine soutient l'inverse, en s'appuyant sur un précédent de 1993 et sur le communiqué de la Cour de cassation du 8 juillet 2026, qui relève que les dispositions ayant partiellement infirmé le jugement ne peuvent pas être mises à exécution.
Le comparatif expose ce désaccord, il ne le tranche pas. La Cour de cassation a indiqué qu'elle pourrait statuer au plus tard début avril 2027 — soit après la date à laquelle le Conseil constitutionnel arrête la liste des candidats. En dernier ressort, c'est donc le Conseil constitutionnel qui trancherait la validité de la candidature.
B.2 — Édouard Philippe · Cité numérique du Havre
Statut au 26 août 2026 : information judiciaire ouverte ; PAS de mise en examen ; faits contestés par l'intéressé.
- franceinfo (avec AFP), 19-20 mai 2026 — le Parquet national financier a indiqué à l'AFP avoir pris le 7 mai un réquisitoire introductif visant des soupçons de détournement de fonds publics, favoritisme, prise illégale d'intérêts et concussion au Havre ; l'affaire est confiée à un juge d'instruction — franceinfo.fr
Chronologie : signalement par une lanceuse d'alerte en septembre 2023, perquisitions en avril 2024, plainte avec constitution de partie civile en juin 2025, réquisitoire introductif le 7 mai 2026. Édouard Philippe conteste les faits depuis l'origine. Enquête initiale révélée par Le Monde en avril 2024.
B.3 — François Bayrou · assistants parlementaires du MoDem (hors comparatif, cité au calendrier)
Statut au 26 août 2026 : RELAXÉ en première instance, rejugé en appel sur recours du parquet — présomption d'innocence pleine et entière.
- France 3 Nouvelle-Aquitaine / franceinfo, 11 mars 2026 — procès en appel confirmé — france3-regions.franceinfo.fr
- Toute l'Europe, 12 mars 2026 — audience fixée du 9 septembre au 5 octobre 2026, onze prévenus rejugés — touteleurope.eu
Relaxe le 5 février 2024 « au bénéfice du doute » par le tribunal correctionnel de Paris ; appel du parquet le 8 février 2024. Faits visés : rémunération de cadres de l'UDF puis du MoDem sur des enveloppes du Parlement européen, entre 2005 et 2017.
B.4 — Renaissance c. Rassemblement national et Marine Le Pen (slogan « la renaissance »)
Litige civil (droit des marques et concurrence déloyale), procédure de référé — aucune dimension pénale, la présomption d'innocence n'est pas en cause. Décision NON DÉFINITIVE : Renaissance a fait appel le jour même.
Affiche RN dévoilée après le rétablissement de l'éligibilité (7 juillet 2026) ; assignation en référé le 15 juillet ; décision du 30 juillet 2026 déboutant Renaissance de l'ensemble de ses demandes et la condamnant à verser 5 000 € à Marine Le Pen et 5 000 € au Rassemblement national au titre des frais de procédure, soit 10 000 € au total. Trois motifs retenus : le slogan vise « une offre politique et non un produit ou un service » et sort du droit des marques ; l'usage du nom commun ne crée pas de confusion avec le nom propre ; il n'y a trouble manifestement illicite que si l'électeur est trompé, ce qui n'est pas le cas. La demande reconventionnelle du RN a elle aussi été rejetée : le tribunal a refusé de qualifier la procédure d'abusive, estimant que Renaissance avait commis « seulement une erreur juridique sans intention de nuire ». La décision n'est donc pas un blanc-seing donné au RN.
- LCP — Assemblée nationale, Anne-Charlotte Dusseaulx, 30 juillet 2026 — source la plus complète : motifs de la décision et annonce d'appel — lcp.fr
- CNEWS, 30 juillet 2026 — reprise du communiqué de presse du tribunal judiciaire de Paris — cnews.fr
- Référence formelle de l'ordonnance : non publiée à ce jour. Le numéro de RG n'apparaît dans aucune source publique. En attendant sa mise en ligne sur Judilibre, la citation retenue est : « Tribunal judiciaire de Paris, ordonnance de référé du 30 juillet 2026, Renaissance c. Rassemblement national et Marine Le Pen (référence RG non publiée ; décision frappée d'appel) ». Les citations de motifs sont attribuées à LCP, qui les rapporte, et non à la décision elle-même.
- Ipsos — « Ce qui préoccupe les Français », juillet 2026 (volet français de l'enquête internationale What Worries the World) — ipsos.com
Cinq préoccupations majeures en juillet 2026 : criminalité et violence (41 %), changement climatique (33 %, +14 pts), inflation (33 %), système de santé (31 %), flux migratoires (25 %). - Direction générale du Trésor — chiffrages macroéconomiques annexés aux projets de loi de finances — tresor.economie.gouv.fr · reprise parlementaire : rapport Sénat n° 312
- Haut Conseil pour le climat — rapports annuels d'évaluation des politiques climatiques et de l'état de préparation du pays — hautconseilclimat.fr
- PNACC-3 — 3e plan national d'adaptation au changement climatique, construit sur une trajectoire de +4 °C en France métropolitaine à la fin du siècle — ecologie.gouv.fr · avis du HCC : auto-saisine du HCC (PDF)
- Proposition de loi n° 3089 de modernisation du modèle de sécurité civile, déposée le 23 juillet 2026 par la députée Sandra Regol — trajectoire budgétaire de renouvellement de la flotte aérienne — assemblee-nationale.fr
- Décret n° 2024-124 du 21 février 2024 portant annulation de crédits — 10 Md€ d'annulations, dont les crédits de sécurité civile — Légifrance · rapport de présentation
Le montant de 52,8 M€ attribué au programme sécurité civile provient de la ventilation par programme annexée au décret : à vérifier ligne à ligne dans le tableau 1 avant toute citation chiffrée. - Caisse centrale de réassurance — modélisation du régime CatNat à l'horizon 2050 (sécheresse, inondations) — ccr.fr
- INSEE — comptabilité nationale, dette au sens de Maastricht — insee.fr
- Agence France Trésor — taux obligataire de référence à 10 ans (TEC 10) — aft.gouv.fr
Sondage de référence de la présente version
Conformément aux articles 2 et 3 de la loi n° 77-808 du 19 juillet 1977 relative à la publication et à la diffusion de certains sondages d'opinion :
- Organisme réalisateur : Toluna Harris Interactive
- Commanditaire / acheteur : M6 et RTL
- Terrain : enquête en ligne, 18 et 19 août 2026 (vague 4 du baromètre)
- Échantillon : 1 764 personnes inscrites sur les listes électorales, issues d'un échantillon de 2 114 personnes représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus
- Méthode : méthode des quotas, redressement sur sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région et comportement électoral antérieur
- Marge d'erreur : environ ±1,4 à ±3,1 points selon le score visé
- Texte des questions et résultats détaillés : rapport complet publié par l'institut (PDF)
- Notice méthodologique : toute personne a le droit de consulter la notice déposée auprès de la Commission des sondages.
Rappel de l'institut : les intentions de vote mesurent un rapport de force à un moment donné et ne peuvent en aucun cas être considérées comme prédictives du résultat du scrutin.
- Toluna Harris Interactive pour M6 et RTL — Intentions de vote à l'élection présidentielle 2027, vague 4, août 2026 — tolunacorporate.com
- Commission des sondages — notices méthodologiques et décisions — commission-des-sondages.fr
Vagues antérieures citées dans le comparatif
Chaque vague porte ses propres mentions obligatoires. Un score n'est jamais cité sans son institut, son commanditaire, ses dates de terrain et la configuration testée.
- Ifop-Fiducial pour LCI, Le Figaro et Sud Radio — vague de juin 2026. Terrain en ligne du 22 au 24 juin 2026, publication le 25 juin. Échantillon de 1 415 personnes inscrites sur les listes électorales, extraites d'un échantillon de 1 539 personnes représentatif de la population française de 18 ans et plus ; 1 027 ont exprimé une intention de vote, dont 825 certaines d'aller voter. Méthode des quotas, redressement sociodémographique et politique. Notice technique : Commission des sondages (PDF)
- Ifop pour LCI et Le Figaro — vague du 7-8 juillet 2026, immédiatement après l'annonce de candidature de Marine Le Pen. Questionnaire auto-administré en ligne, n = 1 507. Deux hypothèses testées : H1 (Le Pen + Philippe, Philippe à 19 %) et H2 (Le Pen + Attal sans Philippe, Attal à 15 %). Étude Ifop n° 122649. Notice technique : Commission des sondages (PDF)
⚠️ Les commanditaires de cette vague diffèrent de celle de juin : la notice mentionne Ifop pour LCI et Le Figaro, sans Fiducial ni Sud Radio. Le commanditaire étant une mention légalement obligatoire, il ne se recopie pas d'une vague à l'autre. - Elabe pour BFMTV et La Tribune Dimanche — vague de juillet 2026. Interrogation par Internet du 9 au 10 juillet 2026, première publication le 11 juillet à 20 h 30. Échantillon de 1 503 personnes, représentatif des résidents de France métropolitaine âgés de 18 ans et plus, dont 1 390 inscrits sur les listes électorales. Méthode des quotas : sexe, âge, catégorie socioprofessionnelle, région de résidence, catégorie d'agglomération. Marge d'erreur de 1,4 à 3,1 points. Six configurations de premier tour, présentées dans un ordre aléatoire. Rapport complet : elabe.fr (PDF) · Notice technique : Commission des sondages (PDF)
Mention imposée par l'institut : ces résultats « ne constituent en aucun cas un élément prédictif des résultats le jour du vote ».
Cinq règles appliquées à la citation des sondages
1. Toujours indiquer l'institut, le ou les commanditaires, les dates de terrain — et non la seule date de publication —, la taille et la nature de l'échantillon, le nombre de configurations testées.
2. Préciser quelle configuration est citée quand l'institut en teste plusieurs. Un score isolé de son hypothèse n'a pas de sens : Philippe vaut 14 % ou 19 % selon qu'Attal se maintient ou non.
3. Ne pas comparer des périmètres différents. Ifop-Fiducial teste régulièrement les « petits » candidats (Tondelier, Roussel, Arthaud), ce qui abaisse mécaniquement les scores des candidats principaux : une vague Ifop et une vague qui omet ces candidats ne sont pas comparables point à point.
4. Rappeler l'absence de valeur prédictive, conformément aux mentions imposées par les instituts et par la Commission des sondages.
5. Vérifier l'absence de vague plus récente avant de conclure à une tendance.
Sur les fourchettes agrégées. Lorsque le comparatif affiche une fourchette du type « 34-36 % », elle peut agréger deux instituts dont les mesures divergent — Elabe créditait Marine Le Pen de 34 à 35,5 % en juillet quand l'Ifop la plaçait à 36 %. L'agrégation est légitime à condition d'être documentée : elle l'est dans le commentaire au-dessus de l'objet POLLS du code source.
- Ministère de l'Intérieur — l'élection présidentielle : mode de scrutin et dates (1er tour le 18 avril 2027, 2nd tour le 2 mai 2027) — elections.interieur.gouv.fr
- Service-Public.fr — dates arrêtées en Conseil des ministres du 1er juillet 2026 — service-public.gouv.fr
- Toute l'Europe — calendrier complet : parrainages, décret de convocation, campagne officielle — touteleurope.eu
- Règlement (UE) 2024/1689 (« AI Act »), article 50 — obligations de transparence applicables depuis le 2 août 2026 aux textes générés par IA publiés pour informer le public — artificialintelligenceact.eu
1. Hiérarchie des sources. Communiqué de juridiction ou décision publiée > dépêche d'agence (AFP, Reuters) > presse nationale identifiée nommément > analyse juridique signée > agrégateur. Jamais un agrégateur seul pour un fait judiciaire.
2. Nommer la juridiction et la date, pas « la justice ».
3. Qualifier le stade procédural avec les mots exacts : enquête préliminaire ≠ information judiciaire ≠ mise en examen ≠ renvoi ≠ condamnation non définitive ≠ condamnation définitive ≠ relaxe.
4. Mentionner systématiquement la présomption d'innocence et la contestation des faits par l'intéressé le cas échéant.
5. Ne pas trancher les controverses juridiques ouvertes entre praticiens : les exposer contradictoirement.
6. Séparer le judiciaire du politique. L'effet d'une procédure sur une candidature relève de l'analyse électorale, pas du constat judiciaire.
Par honnêteté, les points suivants sont cités dans le comparatif sans référence vérifiée à ce jour. Ils doivent être considérés comme non sourcés tant qu'ils figurent ici.
• François Ruffin — aucun site de campagne distinct identifié ; ses positions sont relevées dans ses tribunes et son activité parlementaire.
• Le chiffre de 52,8 M€ de crédits de sécurité civile annulés en février 2024 — le décret n° 2024-124 est sourcé, mais la ventilation par programme qui donne ce montant se trouve dans le tableau 1 annexé, qui n'a pas encore été vérifié ligne à ligne.
• La référence RG de l'ordonnance du 30 juillet 2026 — non publiée à ce jour (voir B.4).
Signaler une erreur
Si vous constatez une erreur factuelle — un chiffre faux, une mesure mal attribuée, une citation inexacte, une source périmée —, écrivez à l'adresse indiquée en pied de page. Les erreurs factuelles sont corrigées dans les meilleurs délais et la correction est signalée dans le journal des versions ci-dessous. Les désaccords d'appréciation sur les verdicts, eux, ne sont pas des erreurs : ils sont bienvenus mais relèvent du débat, pas de la rectification.
Droit de réponse. Conformément au IV de l'article 6 de la loi n° 2004-575 du 21 juin 2004 pour la confiance dans l'économie numérique, toute personne nommée ou désignée dans un contenu de ce site dispose d'un droit de réponse, à exercer dans un délai de trois mois à compter de la mise à disposition du contenu. La demande, adressée par écrit à l'adresse de contact, doit préciser les passages contestés et le texte de la réponse souhaitée. La réponse est publiée dans les trois jours suivant sa réception, à un emplacement et selon une présentation équivalents.
26 août 2026 — version publiée. Intégration de la vague de rentrée Toluna Harris Interactive / M6-RTL (terrain 18-19 août). Mélenchon dépasse Philippe au 1er tour ; les écarts de second tour se ré-élargissent au bénéfice de Marine Le Pen. Ajout de l'axe transversal « résilience aux catastrophes climatiques ». Ajout de la présente page « Sources & méthode » avec l'appareil de sources complet.
Corrections apportées à cette version :
• Rémy Heitz était présenté comme « premier président » de la Cour de cassation. Il en est le procureur général ; la première présidence est occupée par Christophe Soulard. Corrigé.
• L'engagement de la Cour de cassation était présenté comme ferme (« elle s'est engagée à trancher »). La formulation exacte est qu'elle pourrait statuer au plus tard début avril 2027. Corrigé.
• La suspension de l'exécution par le pourvoi était présentée comme un fait acquis. C'est une lecture contestée ; le désaccord est désormais exposé sans être tranché.
• Les mentions « enquête PNF » visant Édouard Philippe étaient juridiquement inexactes et ont été reformulées : information judiciaire ouverte, pas de mise en examen, faits contestés.
• L'attribution de l'enquête sur les préoccupations des Français (« Ipsos / CEVIPOF ») et son classement ne correspondaient pas à la source. Alignés sur l'enquête Ipsos de juillet 2026.
• Contentieux Renaissance c. RN : le montant est de 10 000 € au total (5 000 € à Marine Le Pen, 5 000 € au RN) et non 5 000 €, et la décision est frappée d'appel. Le rejet de la demande reconventionnelle du RN, initialement omis, est rétabli.
• Vague Ifop du 7-8 juillet 2026 : les commanditaires ont été corrigés d'après la notice déposée — Ifop pour LCI et Le Figaro, et non Ifop-Fiducial pour LCI, Le Figaro et Sud Radio, qui sont ceux de la vague de juin.
Prochaine mise à jour prévue : 30 septembre 2026.